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Des membres de la FEC édifiés sur le travail d’Agnès Mwad à la CNSS

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Hommes et femmes d’affaires, chefs d’entreprises étaient venus nombreux, le jeudi 28 novembre 2019, prendre part à la deuxième cérémonie de la rentrée de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), au siège de cette organisation patronale. Le président Albert Yuma a invité, pour la circonstance, quatre directeurs généraux pour parler de leurs secteurs d’activités.

Et, la patronne de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) était au nombre de ces invités. Son intervention a porté sur la réforme de la sécurité sociale en RDC, conformément à la loi du n°16/009 du 15 juillet 2016 fixant les règles relatives au régime général de sécurité sociale.

Agnès Mwad Katang a rappelé à ses interlocuteurs la nouvelle vision managériale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, qui se veut un puissant instrument de réduction de la pauvreté en République Démocratique du Congo. Pour y parvenir, il faut la diversification des investissements porteurs des capitaux, notamment dans les secteurs bancaires et immobiliers, mais également l’implication des partenaires sociaux, dont des chefs d’entreprises, des membres de leurs personnels et autres qui doivent au départ s’acquitter promptement de leurs obligations légales vis-à-vis de la CNSS.

Elle a soutenu que la réforme du régime général de la sécurité sociale en République Démocratique du Congo offre à la CNSS des opportunités inéluctables pour concourir au développement du pays.

 

Les avancées de la réforme

 

Notons qu’onze mois après l’application du taux de 18%, la majorité d’employeurs s’acquittent bien de leurs obligations. C’est sur base des études actualisées que le Décret n°18/041 du 24 novembre 2018 avait fixé le taux des cotisations dues à la CNSS à 18%, reparti comme suit:

 

– 6,5% pour la Branche des Prestations aux Familles, à charge exclusive de l’employeur;

 

– 10% pour la Branche des Pensions (5% à charge de l’employeur et 5% à charge du travailleur);

 

– 1,5% pour la Branche des Risques Professionnels, à charge exclusive de l’employeur.

Au chapitre des innovations, l’on note l’élimination des inégalités homme-femme, l’amélioration de la carrière des assurés, l’ouverture du droit à la retraite à 60 ans (homme et femme); la réduction de l’âge de départ volontaire à la retraire à 55 ans assorti d’un rabattement de 5% par année d’anticipation; la fixation de l’âge de départ d’office à la retraite à 65 ans (homme et femme); la période d’assurance pour bénéficier d’une pension de retraite (180 mois ou 15 ans); la possibilité de rachat des mois d’assurance manquants et enfin le montant minimum mensuel de la pension de vieillesse ou de la pension anticipée égal à 40% de la rémunération mensuelle moyenne, etc.

Notons que si les mois d’assurance sont supérieurs à 180, le pourcentage est de 2% par année, sans dépasser 60%.

 

Au chapitre des risques professionnels, les innovations apportées se rapportent à la prévention et la réparation des risques professionnels. Quant au volet réparation, trois grandes innovations se dégagent, à savoir l’élargissement du délai de déclaration des risques professionnels; la prise en compte des maladies d’origine professionnelle et l’élargissement de la couverture dans la prise en charge des soins médicaux à l’étranger en faveur des victimes ; les possibilités de réadaptation et de rééducation des victimes, etc.

 

Recommandations aux employeurs

 

La D.G. de la CNSS a saisi l’opportunité pour demander aux employeurs de s’assurer, au moment de la transmission des déclarations des compositions familiales (F6), que toutes les pièces requises y sont annexées.

Au sujet desdites pièces, la CNSS rappelle qu’elles sont de deux ordres: les pièces délivrées par les services de l’Etat civil, particulièrement les actes de naissance des enfants à charge conformément au Code de la Famille ; les pièces renouvelables annuellement (certificat médical ou de vie, attestations de fréquentation scolaire ou académique), etc.

Elle a également fait savoir aux membres de la FEC que, contrairement à certaines rumeurs fantaisistes, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale dispose des moyens financiers suffisants pour payer à terme échu les prestations aux familles et particulièrement les allocations familiales. Convaincu par la qualité de son intervention et son franc parler, les hommes et femmes d’affaires présents jeudi dernier au siège de la FEC l’ont encouragée à aller de l’avant.

 

LE PHARE

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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