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Députés provinciaux de l’Ituri en colère :  » Le gouverneur militaire doit cesser avec son gangstérisme et payer nos arriérés !  » 

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Impayés depuis 9 mois, les députés provinciaux de l’Ituri hausse le ton.

Évoquant leur situation sociale « extrêmement grave », ces élus parlent de la confiscation de leurs droits sociaux, notamment le complément des émoluments qui entraine, selon eux, déjà des conséquences néfastes dans leurs vies et celles de leurs dépendants.

Ils citent, par exemple, le décès du député Drajiro Gustave suite au manque de moyens nécessaires pour sa prise en charge sanitaire, la difficulté de scolariser leurs enfants, les menaces de déguerpissement des élus locataires suite au non payement de loyer et autres.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 14 février dont CONGOPROFOND.NET dispose d’une copie, ces élus provinciaux tout en réitérant leur engagement sans relâche aux actions de pacification de la province, formulent une série des recommandations aux gouvernements provincial et central pour trouver solution à leur situation.

25 signataires sur 48 invitent le chef de l’exécutif « à cesser avec ce gangstérisme militaire en payant leurs arriérés de neuf mois et de continuer à payer régulièrement leurs avantages sociaux, à l’exemple de son collègue du Nord-Kivu, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une faveur mais d’un droit ».

Les structures de défense des droits de l’homme sont ausi invitées à s’impliquer dans cette affaires que les élus qualifie de  » violation intentionnelle grave de leurs droits ».

Si rien n’est fait, ces élus provinciaux se réservent le droit d’envisager des actions légales de grande envergure.

Répondant aux questions des journalistes, le 31 décembre 2021, le gouverneur de province avait attribué le non payement des députés, non seulement, à l’incivisme fiscal ou faible mobilisation des recettes, mais aussi au non accompagnement de l’état de siège par ces mêmes élus.

CONGOPROFOND.NET

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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée

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Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.

À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension

Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.

Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.

Intervention du père : entre fermeté et encadrement

Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.

Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.

Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.

Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.

Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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