Société
Déconstruire la cyberviolence en RDC : Un appel à l’action de Politoscope RDC
Dans un pays où la violence publique est devenue monnaie courante, la montée en puissance de la cyberviolence sur les réseaux sociaux en RD Congo soulève des préoccupations majeures. Alors que le débat politique en ligne devient de plus en plus virulent, il est impératif d’examiner de près les conséquences dévastatrices de cette forme de violence numérique.
Lors de l’atelier préparatoire du plaidoyer à l’hôtel MEMLING, une question cruciale a émergé au premier jour : Peut-on réellement espérer un changement durable et structurel face à la cyberviolence avec des ressources aussi limitées ? Cette interrogation souligne l’urgence d’agir et de repenser nos approches pour contrer ce fléau numérique.
Alors que tous les courants politiques s’expriment librement sur les réseaux sociaux, il est impératif que chacun prenne conscience de sa responsabilité dans la lutte contre la propagation de discours haineux et de menaces en ligne. La liberté d’expression ne doit pas servir de prétexte à la violence et à l’intimidation cachée sous des claviers et mise en ligne.
Il est temps de passer de la conversation à l’action. Les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les citoyens doivent unir leurs forces pour promouvoir un environnement en ligne plus sain et respectueux. Des campagnes de sensibilisation, des formations sur l’éthique en ligne et des mesures de régulation plus strictes sont essentielles pour lutter contre la cyberviolence en RDC.
Ensemble, nous pouvons transformer les réseaux sociaux en espaces de dialogue constructif et d’échange d’idées, plutôt qu’en arènes de conflit et de division. Politoscope RDC réunit différents acteurs de la société pendant 3 jours à l’hôtel MEMLING pour y réfléchir. Il est temps de briser le silence et de s’engager activement pour un cyberespace plus sûr et plus inclusif pour tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
