Infrastructures
Deal RDC-USA : l’APROMEN alerte sur l’urgence d’intégrer la normalisation et la métrologie dans les négociations
Alors que la République démocratique du Congo entame des pourparlers stratégiques dans le cadre du futur accord de partenariat avec les États-Unis, l’Association pour la Promotion de la Métrologie et de la Normalisation (APROMEN) tire la sonnette d’alarme : la RDC ne peut se permettre d’ignorer les fondamentaux techniques de la normalisation et de la métrologie dans ces négociations cruciales.
Dans une lettre adressée au président Félix Antoine Tshisekedi le 12 mai 2025, l’APROMEN insiste sur la nécessité d’encadrer techniquement les futurs engagements économiques, environnementaux et infrastructurels du pays, en particulier dans le contexte du Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL-145T), des efforts pour la paix à l’Est, ainsi que des accords bilatéraux, régionaux et multilatéraux en préparation.
Le gouvernement commence à bouger, l’APROMEN appelle à accélérer
L’association se réjouit de constater que le gouvernement partage cette préoccupation : le Conseil des ministres du 9 mai 2025 a évoqué l’urgence d’adopter des normes sur l’urbanisme et l’environnement. Pour l’APROMEN, cette volonté doit désormais se traduire par des mesures concrètes afin de garantir la souveraineté technique de la RDC dans les négociations.
« Il est impératif que les normes congolaises soient intégrées dans tous les textes d’accords et projets à venir », soutient l’APROMEN, qui redoute que l’absence de cadres techniques solides expose le pays à des déséquilibres juridiques et commerciaux au profit d’intérêts étrangers.
Une expertise nationale mobilisable
En tant qu’expert national en métrologie et normalisation, l’APROMEN réaffirme sa disponibilité à accompagner l’État congolais dans cette démarche. Elle appelle le président Tshisekedi à mobiliser les compétences locales pour consolider la souveraineté économique et technique de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
