Analyses et points de vue
Dans les méandres du Cercle d’études pour la protection de l’enfant et de la famille
Le Cercle d’études pour la protection de l’enfant et la famille, en sigle CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée sous l’impulsion de Zagor MUKOKO- SANDA par les Chercheurs universitaires et les Experts en travail social qui œuvrent la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille, la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes de la rue à travers le monde.
En tant que groupe de réflexion, le CEPEF offre une voix collective et amplifiée pour défendre les questions de protection de l’enfance et de la famille en RDC. Le CEPEF facilite aussi des opportunités de réseautage, de connexion, et d’échange au sein d’un réseau de Protection de l’Enfant en situation d’Urgence qui comprend des ONG internationales, régionales et nationales, des agences de l’ONU, des gouvernements ainsi que d’autres.
Notre photo montre une équipe de professeurs neuropsychiatres de l’université de Milan partagent leurs expériences avec les acteurs sociaux congolais
Le phénomène « enfants des rues » en RDC préoccupe au plus haut point le Cercle d’étude et de protection de l’enfant et la famille. On constate, en effet, un décalage manifeste entre le nombre d’enfants nouveaux entrés dans la rue chaque mois et ceux qui sont placés dans les familles d’accueil transitoire (FAT), mis en autonomie ou réunifiés avec leurs familles.
Par ailleurs, on remarque les migrations des certains enfants à travers pays. D’autres rechutent après la réunification. Tout cela révèle le défi qu’on doit relever , malgré l’ampleur du travail abattu par les agences et structures de protection tant publiques que privées œuvrant dans le secteur de protection de l’enfant et la famille.
Dans le souci de mesurer l’impact des programmes en cours, de suggérer des nouvelles orientations du travail des acteurs sociaux sur le terrain et de permettre un meilleur suivi de la situation de ces enfants, le CEPEF a opté pour l’approche « veille stratégique« . Cette approche consiste à surveiller de façon permanente et attentive quelques indicateurs : renforcement des compétences des éducateurs sociaux, hébergement, travail de rue, scolarisation, réinsertion et prise en charge médicale, pour appréhender avec objectivité l’évolution du phénomène « enfants des rues » et apporter les solutions appropriées.
L’objet de cette approche est d’avoir des informations précises à mettre à la disposition des acteurs sociaux de toutes les catégories sans distinction et autres partenaires du CEPEF , les décideurs politiques et les leaders d’opinions sur l’évolution de la situation des « enfants des rues« , en faisant parler les chiffres, les données statistiques objectives obtenues par la compilation des résultats des activités quotidiennes, pour une meilleure planification des actions et pour susciter une synergie des stratégies communes concertées de lutte contre le phénomène.
Ce phénomène étant dynamique, le renforcement des capacités est très indique pour permettre aux travailleurs sociaux de faire face aux réalités de terrain.
Les thèmes retenus pour ces formations sont pour la plupart tirés des difficultés rencontrées .Une équipe d’experts et souvent de hauts cadres universitaires ayant une expérience dans ce domaine s’applique régulièrement à maintenir le niveau des assistants et éducateurs sociaux.
L’Institut National du travail social, une école supérieure placée sous la tutelle administrative du Ministère des Affaires sociales et de la tutelle technique du Ministère de l’Enseignement Supérieure participe à la rajeunissement du personnel des structures et apporte une certaine expertise dans les métiers du travail social.
Les maltraitances et les stigmatisations dont ces enfants sont victimes dans la rue engendrent souvent des blessures intérieures qui ont des manifestations inadaptées dans la société.
C’est pourquoi la présence des psychologues est très indiquée. Ces blessures intérieures engendrent des douleurs qui influencent leur comportement qui est la cause souvent du rejet dans la société.
Le Professeur Joachim Mukau PhD explique au Chef de l’Etat, le Président Félix Tshisekedi le mode opératoire des enfants souffrant des troubles d’autisme dans son centre
Grace aux psychologues, certaines crises considérées comme des manifestations de la sorcellerie, motif de rupture familiale sont comprises et classées comme maladies de la santé mentale.
A titre d’exemple, nous pouvons citer comme l’eunéreusie , épilepsie, l’autisme .
Le Charte de Kinshasa qui est le catéchisme des éducateurs et assistants sociaux,initié par le REEJER en 2004 qu’ en la moindre contact ,on ne peut pas oublié un enfant qui est dans la rue, quelque soit sa situation.
Notre photo montre l’Expert en travail social Zagor Mukoko à coté des gestionnaires de AUTEUIL International. Une équipe internationale composée des responsables de Auteuil International et des acteurs sociaux africains ont réfléchi longuement sur le Charte de Kinshasa.
Les équipes mobiles sillonnent les artères de Kinshasa et autres places publiques, les milieux d’activités de survie ou les sites dortoirs des enfants de la rue en vue de leur garantir ne fut ce qu’une présence aimante qui est souvent un soulagement moral .
La plupart des structures de protection des enfants regroupées autour de Rémy Mafu, disciple, continuateur de la philosophie du Père Frank et fondateur du REEJER ont opté pour l’approche « Milieu Ouvert et Hébergement conformément au Charte de Kinshasa sur la protection des enfants de la rue. Cette Charte stipule que l’enfant doit savoir dès qu’il est en contact avec les équipes éducatives, il ne serait plus oublié. »
L’équipe du REEJER travaille en toute jovialité pour accompagner les structures.
Ainsi le Cercle d’étude et de protection de l’enfant et de la famille , cellule de recherche, grâce à une collaboration étroite et souhaitée atteindra sa mission de d’accompagner structures membres en veillant sur l’application des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et le CEPEF par la vulgarisation des pratiques professionnelles empiriques capitalisées par les differentes séances d’échange des savoirs contribuera à l’hygiène des mœurs grâce aux réflexions objectives sur les phénomènes sociaux qui rongent notre environnement.
Analyses et points de vue
Un accueil sous haute surveillance : Kinshasa ouvre ses portes avec prudence stratégique
C’est un signal diplomatique aussi discret que lourd de conséquences. En confirmant l’arrivée ce 17 avril d’un premier contingent de 15 ressortissants de pays tiers sur son sol, la RD Congo endosse un rôle géopolitique délicat. Alors que les crises migratoires et les politiques de relocalisation déchirent les consensus occidentaux, Kinshasa choisit la voie d’une solidarité strictement encadrée.
Le message est ciselé : il s’agit d’un accueil “transitoire”, sous “titres de court séjour”, et non d’une installation durable. Dans une nation où la souveraineté est un trésor jalousement gardé, le gouvernement Tshisekedi trace une ligne rouge claire : la RDC est un partenaire humanitaire, mais pas une terre d’asile par défaut. Le montage financier de l’opération achève de lever toute ambiguïté sur l’équilibre des intérêts en présence.
La prise en charge étant intégralement supportée par le Trésor américain, la RDC prête son territoire sans exposer ses finances publiques, pourtant exsangues. Ce modèle de “sous-traitance humanitaire” permet à Washington de gérer un flux migratoire sensible loin de ses côtes médiatiques, tout en offrant à Kinshasa un levier de négociation non négligeable dans ses relations avec l’Occident.
C’est une transaction tacite où la générosité affichée sert de paravent à un réalisme politique froid : l’hospitalité congolaise est temporaire, financée, et révocable. Si le chiffre de 15 personnes semble dérisoire au regard des millions de déplacés internes que compte déjà le Congo, la portée symbolique est immense. En pleine crise sécuritaire dans l’Est, le pouvoir central démontre sa capacité à contrôler ses frontières et à organiser des flux migratoires “ordonnés” selon des standards internationaux.
Ce premier vol est un test, une démonstration de force administrative qui vise autant la communauté internationale que l’opinion publique nationale. Le gouvernement le sait : la patience de la population face à l’accueil d’étrangers, quand des milliers de Congolais dorment encore sous des tentes à Goma, est une équation explosive. Pour l’instant, le gouvernement maîtrise la narration. Mais la gestion de la perception locale sera, à terme, le véritable défi de cette opération.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
