Actualité
CUA/CEEAC : Douala accueille l’atelier régional des renforcements des capacités des points focaux PDDAA et BR
C’est au nom de Mme la Secrétaire générale et présidente de l’équipe pays PDDAA Cameroun, Professeur Grace Mbong Bambot, que l’inspecteur générale en charge du développement agricole, Tobie Ondoa Manga, a procédé le lundi 10 octobre 2022, à l’Hôtel St Denis de Douala, à l’ouverture officielle de l’atelier régional des renforcements des capacités techniques des points focaux PDDAA et dialogue sur le processus de la Revue Biennale. Une session organisée, du 10 au 12 octobre 2022 par la CEEAC, la Commission de l’Union Africaine (CUA), « Akademia 2063 », en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du développement rural du Cameroun (MINADER), grâce au financement de Agra (Alliance pour une agriculture verte en Afrique).
Il faudrait donc signaler que cet atelier de Douala se tient juste après la tenue de deux ateliers précédents organisés du 1er au 5 aout dernier à Yaoundé sur l’analyse critique de la Revue Biennal (BR), ainsi que celle du 14 au 18 mars dernier à Abidjan qui portait essentiellement sur la session des formations des formateurs des points focaux CAADP et BR en Côte d’Ivoire.
Cet atelier a comme objectif global de renforcer les capacités des techniques des parties prenante impliqués dans le processus de la RB en vue de mettre en œuvre la déclaration de Malabo de juin 2014.
Pour ce qui est de la participation de la RD Congo à cet atelier, elle a été représentée par deux experts du ministère de l’Agriculture dont : Dr Paul Mfinda, CD en charge de suivi et évaluation au programme de sécurité nutritionnelle en agriculture (Prosana)/Agricel Minagri, et Alain BOYOA, point focal RB et CD en charge de normalisation et réglementation Secal-Prosana-Minagri.
Dans son mot, l’inspecteur Tobie Ondoa a salué l’importance de cet atelier dans ce sens qu’il s’agit d’un exercice devenu comme une routine pour permettre aux États d’être à jour des informations. Cela, avant de rappeler que la réunion de fin juillet tenue à Dakar, était aussi organisé dans le même contexte du PDDAA, PNIA, PRIA.
Il a précisé que cet atelier va nous permettre de mieux nous préparer par rapport au quatrième cycle de la RB.
De son côté, Agnès Akwang Obuaogwalaa qui a représenté Dr Simplice Nouala, Chef de département REA auprès de la Commission de l’Union Africaine (AUC), empêché, s’est réjouie que cet atelier ait pu enfin avoir lieu après plusieurs reports. Elle a estimé que cette réunion est importante dans la mesure où elle permet aux acteurs de mieux se situer et de mieux voir ce qui a réellement évolué. Toutefois, elle a émis le souhait de voir des discussions franches pour l’amélioration de scores au niveau de chaque pays vers l’atteinte des meilleurs résultats.
Abakar Mohamed a, au nom du président Gilberto Da Piedade Verissimo de la CEEAC, remercié les autorités camerounaises d’avoir accepté d’accueillir cet atelier. Bien plus, il a remercié l’ensemble des partenaires notamment : l’Union Africaine, à travers son département en charge de l’agriculture et développement rural et de l’économie bleu, pour les appuis techniques et logistiques et, enfin, à « Akademia 2063″ pour la mobilisation des experts.
Pour le chef de service agriculture, alimentation et nutrition (CSAAN) à la CEEAC, cet atelier s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par la commission de la CEEAC tenue à Abidjan afin d’organiser un cadre d’echange du processus de la revue biennal aux experts pour mieux permettre à ces derniers de disponibiliser toutes les informations à la compréhension et à la dissémination des résultats issues de la 3ème RB dont le rapport avait été adopté par la 35ème Assemblée générale de l’UA tenue en février 2022 et officiellement lancé depuis le 10 mars dernier par le président du comité technique spécialisée en charge de l’agriculture, du développement rural de la CUA. » Cet atelier marque le début du dialogue au niveau régional et au niveau national qui porteront sur les résultats en rapport avec la RB, la domestication et celle issue de la position commune de l’Union Africaine sur les systèmes alimentaires présenté en septembre 2021 lors du Sommet des Nations Unis sur les systèmes alimentaires », a-t-il appuyé.
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
