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Crise humanitaire dans l’Est : La Fondation Blackman Bausi vient en aide aux déplacés de Bulengo
Malgré la crise humanitaire causée par la résurgence de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, l’artiste musicien Blackman Bausi a généreusement apporté une aide alimentaire et non alimentaire aux déplacés vivant dans les camps situés près de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Cet acte de générosité s’est déroulé le mercredi 27 mars 2024.
Par le biais de sa fondation qui porte son nom, Blackman Bausi a réalisé cette action en collaboration avec ses amis proches, dont certains artistes locaux. Il s’agit d’une initiative supplémentaire en faveur des personnes dans le besoin, venant s’ajouter aux actions similaires déjà entreprises.
Au total, près de 600 personnes déplacées et issues de familles ont bénéficié de haricots, de sacs de farine et de vêtements. Ce geste a été chaleureusement salué par de nombreux citoyens congolais, qui soutiennent leurs compatriotes en cette période difficile.

Reconnaissant que les besoins demeurent considérables, cet artiste engagé, évoluant dans la partie orientale de la RDC, a lancé un appel aux personnes de bonne volonté afin qu’elles viennent en aide aux Congolais opprimés par le monde.
Depuis plus d’un an, la crise humanitaire en République démocratique du Congo a atteint des proportions alarmantes. De nouvelles flambées de violence, notamment dans l’est du pays, contraignent les populations affectées à des déplacements répétés.
La province du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale, est en proie à un conflit opposant le M23 (Mouvement du 23 mars) à l’armée congolaise depuis la fin de l’année 2021. Selon les médias, les affrontements se sont intensifiés ces derniers jours près de Sake, une ville stratégique située à environ vingt kilomètres à l’ouest de Goma, considérée comme un point de contrôle clé sur la route de la capitale provinciale.
Rien qu’au cours des premières semaines de cette année, pas moins de 170 000 personnes ont fui différentes zones du territoire de Masisi et de la capitale du Nord-Kivu. Les familles se retrouvent dans une grande détresse après avoir été contraintes de se déplacer à plusieurs reprises.

Cette guerre, ravivée à la fin de l’année 2021 dans une région déjà déstabilisée et fragilisée depuis des décennies, s’ajoute à plusieurs autres crises, telles que de graves inondations et une recrudescence des épidémies de rougeole et de choléra. Ces facteurs ont exacerbé la vulnérabilité des populations meurtries par plus de trois décennies de conflits armés.
Il est important de rappeler que Blackman est un artiste rappeur originaire de la ville de Goma, où il est né le 6 mai 1991. Sa musique aborde principalement la thématique du changement de l’image négative de son pays, pour en créer une nouvelle plus positive.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
