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Crise humanitaire à Masisi : MSF appelle à l’aide d’urgence

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Une situation critique se développe dans l’Est de la République démocratique du Congo, où des combats violents entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC/Wazalendo) et les rebelles du M23-RDF ont provoqué un déplacement massif de populations, entre mercredi et jeudi 9 janvier 2025. Plusieurs centaines de familles, soit plus de 10 000 personnes, se sont réfugiées à l’hôpital général de référence de Masisi et à la base de Médecins Sans Frontières (MSF).

Face à cet afflux massif, MSF exprime son incapacité à répondre pleinement aux besoins de ces populations vulnérables. Romain Briey, coordinateur du projet MSF à Masisi, a déclaré :

« Les installations sanitaires sont saturées, les latrines débordent, et les ressources disponibles sont insuffisantes pour couvrir les besoins essentiels. Le manque d’acteurs humanitaires dans la région aggrave encore la situation. »

En plus des infrastructures insuffisantes, les équipes de MSF peinent à fournir de l’eau potable et des soins médicaux de base. La crise alimentaire menace également de s’intensifier, mettant en danger la vie des déplacés.

La recrudescence des affrontements complique les efforts d’évacuation des patients en état critique vers Goma et entrave l’évaluation des besoins dans d’autres zones touchées. MSF insiste sur le respect de la neutralité humanitaire, en interdisant strictement la présence d’individus armés ou en uniforme au sein de l’hôpital.

Dans un contexte où les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences, MSF exhorte la communauté internationale, les organisations humanitaires et les autorités congolaises à :

– Renforcer les opérations d’urgence pour fournir des abris, de la nourriture et des services de santé ;
– Garantir l’accès sécurisé aux zones touchées par le conflit ;
– Apporter un soutien logistique et financier aux acteurs humanitaires sur le terrain.

Alors que la crise dans l’est de la RDC s’aggrave, la mobilisation rapide des ressources est essentielle pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

Il est important de signaler que la situation dans le territoire de Masisi reste préoccupante, avec des milliers de civils fuyant les violences et cherchant désespérément refuge, alors que les conditions d’accueil restent difficiles pour les structures humanitaires locales.

Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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