Actualité
Crise en RDC : «Le Rwanda risque un retour de bâton économique en raison de son soutien aux rebelles», avertit le FMI
Le Rwanda se trouve confronté à des risques économiques majeurs en raison de son soutien aux groupes rebelles actifs dans l’est de la République démocratique du Congo, un soutien qui déstabilise la région et intensifie la crise sécuritaire en RDC.
Le Fonds Monétaire International (FMI) et S&P Global Ratings ont récemment exprimé des inquiétudes quant aux conséquences financières d’une prolongation de cette crise.
Selon des informations rapportées par le média international Bloomberg Africa, ces institutions ont mis en garde contre le coût économique potentiellement dévastateur pour un Rwanda déjà fortement endetté. Une telle crise prolongée pourrait alourdir la dette et freiner la croissance économique du Rwanda.
Parallèlement, des bailleurs de fonds importants, dont le Royaume-Uni, ont exprimé leurs préoccupations concernant l’impact de cette instabilité sur l’aide internationale au Rwanda.
En effet, plus d’un milliard de dollars d’aides pourraient être menacés en cas de détérioration de la situation sécuritaire, ce qui représenterait un revers économique considérable pour le pays.
L’invasion de l’armée rwandaise en RDC sous couvert du M23, reste complexe avec tensions croissantes et des risques de répercussions internationales. Les appels à un règlement pacifique du conflit se multiplient, mais le soutien apporté par le Rwanda aux rebelles continue d’alimenter une spirale de violences dont les conséquences économiques pour le pays pourraient être lourdes.
WTK
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
