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Crise de l’eau à Mbuji-Mayi : la LUCHA annonce un sit-in devant les bureaux de la REGIDESO

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La population de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, fait face à une grave pénurie d’eau potable depuis plus d’un mois, plongeant de nombreux ménages dans une situation de précarité extrême. En réponse à cette crise, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) prévoit un sit-in ce vendredi 18 avril 2025 devant les bureaux de la REGIDESO, situés dans la commune de Bipemba.

La LUCHA entend, à travers cette action pacifique, exiger une reprise urgente et durable de la desserte en eau potable. « Nous ne pouvons pas rester silencieux pendant que notre droit fondamental à l’eau est bafoué. Il en va de la santé et de la dignité humaines », a déclaré un membre du mouvement, qui appelle à une mobilisation citoyenne face à ce qu’il qualifie d’inaction des autorités.

Depuis plusieurs semaines, les habitants de la ville sont contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau, souvent dans les rivières Muya, Kanshi et Lubilanji, dont les eaux sont impropres à la consommation. Une situation qui, selon des observateurs locaux, accroît le risque de propagation de maladies d’origine hydrique, dans une région déjà fragilisée par la pauvreté et un accès limité aux infrastructures sanitaires.

La REGIDESO, entreprise publique en charge de la distribution d’eau, n’a jusqu’ici fourni aucune explication claire sur les raisons de cette interruption prolongée du service. Ce silence, combiné à l’absence de solutions d’urgence, alimente la colère de la population.

Face à cette impasse, la LUCHA appelle à une réponse immédiate des autorités provinciales et nationales, tout en soulignant l’urgence de mettre en place des mécanismes durables pour garantir l’accès à l’eau potable dans la région.

Ce sit-in, s’il a lieu comme prévu, pourrait marquer un tournant dans la mobilisation citoyenne contre les défaillances des services publics à Mbuji-Mayi, et raviver le débat sur la gestion de l’eau en République démocratique du Congo, où l’accès à cette ressource vitale reste un défi majeur pour des millions de citoyens.

Félix Ilunga

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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