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Crise d’autorité à Kinshasa : Le ministre du Budget recadre le Directeur de cabinet de Daniel Bumba

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Un vent de tension souffle au sommet de l’administration provinciale de Kinshasa. Le ministre provincial du Plan, Budget, Emploi et Tourisme, Jésus-Noël Sheke, a adressé un rappel à l’ordre ferme à l’endroit d’Israël Mutala, Directeur de cabinet du gouverneur Daniel Bumba. En cause : une initiative jugée inappropriée et irrespectueuse de l’ordre administratif établi.

Selon une correspondance officielle devenue virale sur les réseaux sociaux, Israël Mutala aurait pris l’initiative de convoquer, pour le 10 juillet 2025, les chefs de divisions urbaines à une réunion portant sur les rapports mensuels des recettes du premier trimestre. Une démarche que le ministre provincial fustige avec véhémence, y voyant une immixtion dans les compétences réservées exclusivement aux ministres provinciaux.

« Cette réunion a été convoquée sans l’implication des ministères sectoriels compétents », déplore Jésus-Noël Sheke, qui rappelle que le Directeur de cabinet ne dispose d’aucune autorité administrative sur les entités techniques relevant des finances publiques.

Dans son courrier au ton ferme mais mesuré, le ministre rappelle les principes de gouvernance institutionnelle : seuls les ministres provinciaux, en vertu de leurs attributions, sont habilités à organiser des réunions techniques sur les questions budgétaires et financières. Il qualifie cette initiative de « dépassement de compétences » et regrette vivement ce qu’il considère comme un précédent dangereux.

Plus encore, Jésus-Noël Sheke met en garde contre toute récidive. Il demande officiellement à Israël Mutala de s’abstenir à l’avenir de toute initiative relevant des compétences techniques ministérielles, menaçant, en cas de persistance, de saisir le gouverneur de la province, Daniel Bumba.

Cette sortie publique révèle les tensions latentes au sein de l’équipe dirigeante provinciale, mettant en lumière les difficultés de cohabitation entre les autorités politiques et les collaborateurs directs du chef de l’exécutif. Elle soulève aussi des interrogations sur les pratiques internes de gouvernance et sur le respect de la hiérarchie administrative dans la gestion des affaires publiques à Kinshasa.

L’affaire relance le débat sur la nécessité d’une clarté accrue dans la répartition des rôles au sein des administrations provinciales, et d’un respect scrupuleux des attributions définies par les textes légaux, pour éviter tout conflit d’autorité ou dysfonctionnement dans la chaîne de décision.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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