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Crash de l’Antonov 72 : la surcharge serait la cause de l’accident !
L’avion cargo affrété par l’armée pour le compte de la logistique présidentielle disparu depuis le jeudi 10 octobre serait retrouvé au Sankuru, dans le territoire de Kole, secteur des Bakutshu Lokenyi, village Okonga Ndengo, selon plusieurs sources. Mais aussi gênant que cela puisse paraître, les langues commencent petit à petit à se délier sur les causes qui auraient conduit au drame : la surcharge de l’avion.
En effet, un responsable d’une société aérienne travaillant à l’aéroport de Goma a contacté Scooprdc.net a affirmé que le cargo présidentiel a été surchargé dès son départ de Goma. « …mon cher, quand cet avion a décollé, j’ai secoué ma tête, car je n’en croyais pas mes yeux. Tu t’imagines que de gens sont venus même retirer leurs frets chez nous, disant que là-bas c’était très moins cher. Pire encore, vu qu’il n’y a pas de sièges dans le cargo, certaines personnes ont payé de l’argent aux accompagnateurs du véhicule présidentiel pour passer le voyage à bord de cette jeep officielle ! Ça, je n’arrivais à croire ce que je voyais. Et il faut voir les sacs de haricots, de pomme de terre et de colis de viande qu’ils ont embarqués ! « , raconte ce témoin, visiblement très gêné.
A entendre la version de ce témoin qui sera certainement contrarié que son nom soit cité par le média en ligne, elle laisse transparaître un laisser-aller dans le chef de ce personnel commis à bord, si cette version se confirmait.
En attendant, les recherches continuent pour identifier formellement l’appareil retrouvé dans le Sankuru, car selon d’autres sources concordantes, l’avion en question aurait, outre les marchandises, transporté aussi un nombre important de passagers qu’on qualifierait de clandestins, selon la loi de la navigation aérienne, du fait qu’ils ne soient pas repris dans le manifeste. En principe et formellement, il est interdit à un avion cargo de transporter des passagers, sauf en cas de dérogation.
Une triste affaire qui lance tout de même le débat sur le sens de responsabilité de ceux à qui l’Etat confie certaines prérogatives. Il serait très immoral si cette version se confirmait.
Nzakomba/SCOOPRDC.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
