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Covid-19 : le FMI approuve un décaissement de 363,27 millions USD en faveur de la RDC

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 266,5 millions de DTS (environ 363,27 millions de dollars américains, soit 25% du quota), pour aider la République démocratique du Congo ( RDC) à répondre aux besoins urgents de balance des paiements résultant de l’éclosion de la pandémie de COVID-19.

La RDC connaît un choc sévère suite à la pandémie de Covid-19. Les perspectives économiques à court terme se sont rapidement détériorées en raison de la chute des prix des minéraux et de l’impact des mesures de confinement et d’atténuation nécessaires.

À l’issue de la discussion au Conseil d’administration, Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et président, a fait la déclaration suivante :

« La crise du COVID-19 devrait avoir un impact économique et social considérable sur la République démocratique du Congo (RDC), qui est un pays fragile. L’épidémie affectera l’économie de la RDC, car les mesures de confinement ont un impact sur les activités nationales et les exportations sont durement touchées par la baisse des prix des matières premières et la demande mondiale. Parallèlement à une baisse des flux financiers, la pandémie a créé d’importants besoins urgents de financement extérieur », a-t-il déclaré dans un communiqué du FMI parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce jeudi 24 avril 2020.

Le déficit budgétaire devrait se creuser cette année compte tenu de la baisse attendue des recettes publiques et de l’augmentation des besoins de dépenses liés à la pandémie. L’ appui financier d’urgence du FMI au titre de la Facilité de crédit rapide, précise le communiqué, répondra aux besoins urgents de la balance des paiements de la RDC tout en soutenant cet assouplissement budgétaire temporaire.

« Une aide supplémentaire d’autres partenaires au développement devrait combler le déficit de financement extérieur restant et atténuer les besoins de financement budgétaire. L’engagement des autorités à publier des audits mensuels des dépenses liées à COVID-19 est le bienvenu, afin de garantir la transparence dans l’utilisation des fonds publics », ajoute la source précitée.

Bien avant, le FMI avait annoncé le versement d’une aide d’urgence à 25 pays parmi les plus pauvres du monde pour leur permettre d’alléger leur dette et de mieux faire face à l’impact de la pandémie de Covid-19 La mesure annoncée permet de couvrir pour six mois les remboursements de la dette envers le FMI et d’allouer une plus grande partie de leurs maigres ressources à leurs efforts en matière d’urgence médicale et d’aide.Les 25 pays sont: l’Afghanistan, le Bénin, le Burkina Faso, la Centrafrique, le Tchad, les Comores, la RD Congo, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, Haïti, le Libéria, Madagascar, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Népal, le Niger, le Rwanda, São Tomé et Príncipe, la Sierra Leone, les Iles Salomon, le Tadjikistan, le Togo et le Yemen.

Muamba Mulembue Clément/CONGOPROFOND.NET

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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !

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L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations

Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.

Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.

Des marchés publics entachés d’irrégularités

L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.

Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.

Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes

Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.

Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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