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Covid-19 : Goma et Rutshuru totalement isolés, couvre-feu de 14 jours à partir de 20 heures dès ce mercredi

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Après notification de sept nouveaux cas supplémentaires de Covid19 dans la province du Nord-Kivu, les autorités provinciales viennent d’arrêter certaines mesures drastiques pour couper la chaîne de propagation de la pandémie dans cette province. Il s’agit notamment de l’isolement total de la ville de Goma et du territoire de Rutshuru, la coupure des mouvements des personnes entre la ville de Goma et le reste du territoire national, l’instauration d’un couvre-feu en ville de Goma à partir de 20 heures, le port obligatoire des masques dans le transport en commun à travers toute la province, des dispositifs de lavages de mains doivent être placés devant chaque boutique et pharmacie, etc.

Ces mesures et d’autres, entrent en vigueur à partir du mercredi 20 mai 2020 pour une durée de 14 jours.

Le gouverneur du Nord-Kivu, Nzanzu Kasivita Carly, précise que des stratégies d’accompagnement de ces mesures seront couchées dans un arrêté qui sera publié ce mardi 19 mai.

Des amendes exorbitantes seront exigées à tous les récalcitrants. Le gouverneur appelle la population à collaborer et coopérer avec les services de santé pour arrêter la propagation du Coronavirus dans la province du Nord-Kivu.

Il sied de signaler que la province du Nord-Kivu vient d’occuper la deuxième position en terme de notification des cas de Covid19 après la ville province de Kinshasa. Dans la même province, notamment à Beni, on vit une autre épidémie, celle d’Ebola mais qui tend à disparaître avec la guérison du dernier cas confirmé la semaine écoulée.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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