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Covid-19 : Au-delà d’une menace physique ( Tribune de Rodrigue BABUNDA BENAYEMO, Etudiant-Finaliste en Philosophie)

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Cette nouvelle année 2020 demeure la plus attristante des années que l’humanité n’ait presque jamais connues depuis le seuil de son histoire. C’est le cas du Covid-19 dont les réactions sont brutales, fracassantes et terrifiantes. La pandémie du Covid-19 est désormais répandue à travers les cinq continents du monde. Et, chaque jour, le nombre des personnes contaminées ne fait qu’augmenter sans compter les cas de décès, lesquels nous ne savons plus exactement comptabiliser, vu la vitesse avec laquelle ce virus se propage. Le Covid-19 est un tueur silencieux ! Un meurtrier berceur ! Qu’est-ce qui se passe réellement dans notre monde? Que faut-il faire pour assurer la survie de la nature et préserver l’humanité de tout danger ? Telles sont, nous semble-t-il, les questions de réflexion auxquelles cet article tentera de répondre dans les lignes subséquentes

1. A LA RECHERCHE DE L’ORIGINE DU COVID-19

D’où nous vient exactement ce virus ? C’est la plus grande question que tout le monde se pose. Jusque-là nous n’avons pas encore une information de première main et nous ne savons pas logiquement d’où serait venue cette pandémie, même si pour certains chercheurs, il proviendrait des animaux plus précisément du pangolin et pour d’autres, ledit virus proviendrait des autres espèces d’animaux… Mais, qui sait si c’est l’homme lui-même qui en serait la cause ? Parce que nous le savons bien qu’aujourd’hui, avec l’évolution scientifico- technologique, l’homme moderne se permet de tout réaliser.

2. COVID-19 : TREMBLEMENT ET BOULVERSEMENT

Le Covid-19 nous met tous dans un bouleversement total. Il demeure une véritable menace pour l’humanité. Tout est à terre aujourd’hui ! L’humanité est en train de connaitre le naufrage qu’elle n’aurait jamais eu l’opportunité, ne fût-ce qu’une seconde, d’y penser. Elle s’ébranle et elle s’effondre. Cet avènement du Covid-19 ne laisse jamais serein tout celui qui se met à y penser.

Aujourd’hui les villes les plus admirables du monde comme New-York, Paris, Rome, Berlin, Madrid, Bruxelles ne sont plus romantiques, ne sont plus enviées. Qui de nous, en ce moment, aimerait encore y aller ? Tout ça c’est à cause de cette fameuse maladie virulente. Les pays comme La chine, les U.S.A, le Dubaï, les lieux que l’on souhaite s’y rendre sont devenus amères. Ceux-ci ont perdu de l’ampleur, ils ont perdu du goût. Cette pandémie est un vrai renversement de choses. A ce moment, ne plus rendre visite à ses parents, à ses amis ou à ses camarades est devenu un acte d’amour et de charité. Quel bouleversement ! Quel désarroi !

3. LA RECONNAISSANCE DE NOTRE PETITESSE

Conscient du fait que le Covid-19 dépasse maintenant presque notre intelligence, nous sommes appelés à reconnaître notre petitesse, notre fragilité devant Dieu, le créateur de l’Univers. Seul lui qui plane sur toutes nos connaissances. C’est lui le maître de l’Univers. C’est lui qui connait mieux les problèmes que nous endurons aujourd’hui. Et donc, ce que nous devons faire, malgré la peur qui nous habite, c’est de l’implorer, lui demander secours car sans lui, nous périssons.

Aussi, faudra-t-il reconnaitre que nous sommes allés trop vite en besogne oubliant parfois que nous ne sommes pas les créateurs du monde. Nous sommes allés en perte de vitesse en nous sentant puissants dans tous les domaines. Nous nous sommes laissés emportés par les choses et étourdis par la hâte. Reconnaissons également que nous ne sommes pas indispensables ! La terre, l’air, l’eau, le ciel et tout ce qui l’entoure vont très bien sans nous. Mais nous, au contraire, sans ceux-ci nous mourons ! Quand nous reviendrons dans nos habitudes et que tout serait rétabli, rappelons-nous toujours que le monde dans lequel nous habitons est subjugué tout comme dirigé par une Intelligence organisatrice et une Sagesse suprême, c’est donc Dieu.

4. CE QUI RESTE A FAIRE

Le respect aux mesures préventives ou gestes-barrières qui nous ont été indiquées par l’organisation mondiale de la santé (OMS) demeure juste-là la seule meilleure façon pour se protéger. Le Covid-19 est une véritable menace. Cette menace se voit comme au-delà d’une menace physique. Il faut donc à tout prix vulgariser ces gestes petits ou drastiques pour sauver notre propre vie et celle des générations futures car nous sommes aujourd’hui confrontés au problème le plus sensible du monde, la vie humaine. Donc, nous devons tout faire pour préserver non seulement nos vies mais aussi celles de notre postérité.
Retenons pour notre part que le Covid-19 n’exterminera jamais toute l’humanité. Rassurons-nous bien ! Ce virus dont les réactions sont fatales, funestes et presqu’irrémédiables ne décimera jamais tout le monde. Jamais ! Ceux qui resterons, même si petits qu’ils seront, trouverons la solution. Que dire quand on aperçoit clairement la vie humaine en train d’être consumée ? Que la volonté du Seigneur soit faite ! Reste à dire que cette guerre à laquelle nous faisons face, malgré sa lugubrité, devra nous aider à prendre courage devant toutes les réalités inévitables de la vie humaine et à être toujours convaincus qu’en dépit de nos souffrances, le Seigneur, le très-haut, nous aime. Pendant ce temps, manifestons nos gestes de générosité et d’encouragement à l’égard de nos frères testés positifs à cette pandémie. Disons de tout cœur grand merci à tous les personnels soignants qui continuent, jour et nuit, à soigner nos frères malgré la délicatesse de leur travail. Il nous semble même que ces personnels soignant ne sont peut-être plus dans les conditions idoines pour travailler, car embarrassés par le poids de tout ce qu’ils ont vu et continuent à voir, ils ont perdu la tranquillité, le courage et l’espérance. En même temps, faisons confiance à l’équipe des chercheurs, pour un médicament convenable à ce virus.

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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