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Coups montés et manqués, coups fourrés, coups maffieux… : On va mal, très mal !

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Les nouvelles qui se suivent et se ressemblent dans ce pays démontrent chaque jour qui passe à quel point la République démocratique du Congo va mal, très mal.

Les récents événements qui ont provoqué plus qu’un malaise au sein de l’opinion le prouvent abondamment en naviguant entre coups fourrés dignes de gangsters de grands chemins – rappelant le triste mélodrame du détournement des fonds des maisons préfabriquées – et véritables coups maffieux dignes de nos Al Capone modernisés sur le dos de ce bon peuple d’abord.

Ce week-end, le ministère de l’Economie qui n’en finit pas de gérer, au gré des intérêts de la République, la destitution par l’Assemblée nationale de Jean Marie Kalumba – apportant de la manière la plus éclatante qui soit la preuve que l’Assemblée nationale ne compte que pour des prunes -, a rendu public une nouvelle grille des prix des produits pétroliers.

Paradoxe

On peut certes se féliciter que la crise soit passée et qu’on n’ait fait juste qu’effleurer l’émeute après l’assèchement soudain des pompes et des robinets. On ne peut cependant ne pas observer qu’encore une fois, on n’a fait que reporter les échéances les plus douloureuses et remettre à plus tard les coups qui nous feront encore et toujours mal quand les caisses de l’Etat providence finiront par sonner creux.

Sous ce registre, les Congolais peuvent se féliciter que le gouvernement de la République ait réussi l’exploit de contenir les prix qui risquaient d’aller dans tous les sens sous la pression des pétroliers. Mais on ne peut s’empêcher d’observer – même si comparaison n’est pas raison – que les prix demeurent dans la fourchette généralement exploitée dans beaucoup de pays.

Le miracle confine ainsi au paradoxe. D’une part, le pouvoir d’achat est loin d’être le même dans la plupart des pays. De l’autre, le gouvernement congolais se met allégrement la corde au cou en subventionnant les prix. On ne fera évidemment pas la fine bouche et on ne cherchera pas à demander à notre bon gouvernement jusqu’à quand, tant que la bousculade cesse devant les stations et que les réservoirs s’emplissent de nouveau en attendant la prochaine tournée, lorsqu’il reprendra aux Congolais de lui poser douloureusement la question de savoir par où est passé l’argent prévu pour les jeux de la Francophonie, les projets Tshilejelu, zéro trou, Fatshi City et bien d’autres gadgets du genre.

C’est vrai que la politique, la vraie, n’est pas l’art de gérer la cité mais de négocier les échéances les unes après les autres avec l’espoir de conjurer le mauvais sort qui accable et de s’attirer les énergies positives qui passent. N’empêche que nous sommes bel et bien là en plein psychodrame. Le dossier Beya n’a même pas ouvert une fenêtre permettant de dire aux Congolais ce qui ne les concerne pas dans un pays qui n’est apparemment pas le leur. Revoilà, désormais, le coach Vital Kamerhe qui espère savourer sa revanche au goût plus qu’amer, qui ne lui rendra jamais son honneur quand ses partisans ont entrepris de s’extasier d’une procédure rocambolesque, à travers laquelle la Cour de cassation renvoie l’affaire devant la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe autrement composée, sans explicitement dire quel sort est celui de la sentence qui avait été prononcée par le TGI quand celle de la Cour d’Appel est sujette à caution, ni quel statut sera celui de la personne jugée et, subsidiairement, celui de ses co-accusés.

Comme jadis les créateurs du jazz chantaient pour ne pas pleurer en labourant les plantations, les Congolais n’ont pas d’autre option que celle de discuter à l’infini avant de s’abîmer douloureusement dans des tonnes de bière, sans jamais trouver de réponse cohérente et définitive à leur quête.

Malaise

Du coup, le malaise persiste. Comme celui qui vient de frapper de plein fouet les Congolais avec cette autre histoire à dormir debout du ministre des Hydrocarbures, dont la ville haute conte à gorge déployée les déboires à l’Agence Nationale des Renseignements, mais qui aurait repris ses activités au milieu de la semaine dernière comme s’il ne s’était agi que d’une simple virée entre copains de promotion. Des lettres attribuées à l’ancien Conseiller Spécial en matière de sécurité sur des sommes rétrocédées aux pétroliers circulent, en même temps que des rumeurs plus que sulfureuses sur le processus de vente des blocs pétroliers jadis propriété du non moins sulfureux Dan Gertler.

On est vraiment où là, quand des remugles nauséabonds remontent ainsi des caniveaux pour nous submerger, donnant une image plus qu’effrayante de certains de nos dirigeants, leur passé que nous aurions dû ne pas connaître et, finalement, du cruel casting qui les a aidés à organiser leur hold-up sur la République sans en être le modèle.

Là aussi, le gouvernement a choisi de se taire, de ne rien dire. Mais finalement, dans cette République qui n’a plus de nom, tant elle échappe à tous les qualificatifs, à toutes les grilles de lecture et à tous les critères imaginables, le courage se trouve-t-il dans le silence quand la réputation et la crédibilité ont volé en éclats ? On va mal. Très mal !

Jean KENGE MUKENGESHAYI/Journal L’HORIZON 

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Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !

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À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes

C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.

Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.

Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces

Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.

Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.

Un pas vers le futur

Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Le futur de la mobilité congolaise est en marche.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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