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Coronavirus :  » Mungwa ya Basenzi  » et  » Bodisa », la recette des chefs coutumiers pour vaincre la pandémie

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Les chefs coutumiers, réunis au sein de l’Alliance des autorités traditionnelles du Congo ( ANATC), ont présenté, ce lundi 23 mars 2020 à leur siège social à Gombe, la procédure ancestrale pour  » créer un bouclier contre l' »esprit diabolique » de coronavirus.

Par l’entremise de leur secrétaire général, Sa Majesté Mfumu Difima Ntinu, ils ont recommandé à tous les Congolais de remplir un saut d’eau chaude de douche et d’immerger quelques poussières de  » bodisa « ( Pierre Noire Ancestrale servant d’exorcisme).  » Se laver entièrement tout le corps dénudé. Attention, cette eau n’est pas à boire », a fait savoir Sa Majesté Mfumu Difima.

Après la douche, poursuit-il, il faut prendre, par son doigt, une dose du sel des ancêtres, connu sous le nom de  » Mungwa ya Basenzi  » ou  » Mungua ya Bokoko » , l’étaler et l’imbiber sur toute la langue comme un bonbon, puis le laisser imbiber votre gorge.  » Nous voudrions inviter le Dr Muyembe à s’approprier ce produit de la médecine congolaise pour déceler ses vertus afin d’être étudié et si possible être utilisé par la médecine occidentale… », a martelé ce responsable de l’Anatc.

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Somme toute, les chefs coutumiers ont sollicité, ce lundi, l’implication et la coordination directe du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, 1er chef coutumier national, pour des cérémonies ancestrales appropriées pour vaincre cette pandémie, comme ils l’ont fait avec la neutralisation du virus d’Ebola à l’Equateur, au Nord-Kivu et à Mambasa, sous la bénédiction du président de la République, de l’ex Premier ministre, de l’ex ministre de la Santé et de l’ex gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central

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À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale

Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.

À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.

Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.

Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.

Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :

– des soins médicaux d’urgence,

– un accompagnement psychologique,

– une assistance juridique,

– et des mesures de réinsertion socio-économique.

Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.

Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.

« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.

Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.

Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.

Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

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