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Environnement

COP30 : La ministre de l’environnement renforce la coopération avec les ambassadeurs du GIBEC

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Les relations entre la République démocratique du Congo et le Groupe Inter-Bailleurs pour l’Environnement et le Changement Climatique (GIBEC) connaissent un nouvel élan. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a échangé jeudi 18 septembre, avec les ambassadeurs membres de ce groupe stratégique, en préparation de la COP30 prévue à Belém, au Brésil.

Lors de cette rencontre, la ministre a rappelé l’engagement de la RDC, qualifiée de Pays-Solution, à faire profiter les populations locales des bénéfices tirés de la gestion durable de son écosystème unique, notamment la forêt du bassin du Congo.

S’exprimant au nom de la délégation, l’ambassadeur d’Allemagne, Ingo Herbert, a souligné l’importance de cette coopération :

« C’est notre première rencontre avec la ministre. Notre mission est de soutenir la RDC en tant que pays solution. Nous avons discuté des enjeux de la COP30, et des moyens techniques et financiers par lesquels nous pourrions contribuer à préserver la forêt du bassin du Congo, tout en répondant aux besoins de la population », a-t-il déclaré.

La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère qualifiée de constructive, traduisant la volonté commune de bâtir une stratégie qui conjugue préservation de l’environnement et inclusion sociale.

En droite ligne avec la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, la professeure Marie Nyange entend mettre à profit son expertise scientifique et sa détermination politique pour positionner la RDC comme leader mondial de la lutte contre le changement climatique.

Dorcas Mwavita

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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