Actualité
CONWOBAA : Un réseau panafricain pour propulser les femmes d’affaires dans la Zone de libre-échange
Une nouvelle ère de solidarité et d’ambition s’ouvre pour les femmes entrepreneures africaines. Le Réseau continental des associations de femmes d’affaires en Afrique (CONWOBAA) a été officiellement lancé à Johannesburg, lors de la toute première réunion ministérielle mondiale sur les PME. Ce réseau continental, qui regroupe plus de 102 associations issues des six régions d’Afrique, a pour objectif majeur de stimuler le commerce intra-africain et d’amplifier la voix des femmes dans les échanges économiques du continent.
Fruit d’une collaboration entre le Centre du commerce international (CCI) et la Commission de l’Union africaine, avec le soutien du Pavillon AWIP, l’initiative s’inscrit dans le cadre des programmes SheTrades et One Trade Africa du CCI. Elle incarne une réponse audacieuse aux défis structurels qui freinent la pleine participation des femmes dans l’économie africaine.
Une gouvernance panafricaine incarnée par des pionnières

CONWOBAA a dévoilé sa première équipe dirigeante. À sa tête, Dimakatso Malwela, présidente de Women of Value South Africa (WOVSA), a été élue présidente. Elle sera épaulée par Fanja Razakaboana, présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprise de Madagascar (GFEM), en qualité de vice-présidente.
La trésorerie sera assurée par Laura Akunga Mwenje, fondatrice et PDG de Benchmark Solutions Limited (Kenya), également présidente du programme AWEP Kenya. Quant au secrétariat, il sera tenu par Mabel Ibidun Quarshie, directrice générale de Acquatic Foods Limited (Ghana).
Le conseil d’administration est composé de représentantes régionales issues de tout le continent : Sitti Abdallah Mshangama (Comores), Brbara Banda (Malawi), Yomita El Sheridy (Égypte), Leila Belkhira Jaber (Tunisie), Dr. Blessing Irabor-Oza (Nigeria), Nicole Gakou Gomis (Sénégal), Betty Mulanga Kadima (République démocratique du Congo), Esther Omam (Cameroun) et Dr. Nigest Haile (Éthiopie).
Un outil stratégique pour relever les défis systémiques
Prenant la parole à l’occasion de son investiture, Mme Malwela a souligné les obstacles majeurs auxquels font face les femmes entrepreneures sur le continent : accès au financement, discriminations sexistes, manque de réseaux, équilibre entre vie privée et professionnelle, confiance en soi. Elle a affirmé que CONWOBAA entendait transformer ces défis en opportunités en influençant les politiques publiques et en renforçant les capacités des femmes dans l’écosystème commercial africain.
« Trop souvent, ces barrières empêchent les femmes de lancer, développer ou consolider leurs entreprises. CONWOBAA sera un levier pour agir structurellement sur ces freins », a-t-elle martelé.
Vers une intégration économique inclusive dans le cadre de la ZLECAf
Au cœur de la vision de CONWOBAA : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’association ambitionne de faciliter l’accès de ses membres aux marchés transfrontaliers, en créant une plateforme d’échange, de soutien mutuel et d’innovation économique au féminin.
« Ce puissant réseau est porté par des femmes cheffes d’entreprise aguerries, qui militent pour une croissance inclusive à travers l’Afrique. Grâce à CONWOBAA, les femmes auront les moyens d’exploiter pleinement le potentiel de la ZLECAf et de faire décoller leurs entreprises », a déclaré Dorothy Tembo, directrice exécutive adjointe du CCI.
CONWOBAA incarne désormais le visage d’un panafricanisme économique au féminin, prêt à redessiner le paysage du commerce africain avec une perspective inclusive, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
