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Contrôle des finances publiques : L’IGTER rappelle qu’elle est aussi compétente que l’IGF
Contrairement à certaines interprétations approximatives entretenues dans l’opinion, l’Inspection Générale des Finances (IGF) n’est pas l’unique organe habilité à exercer un contrôle administratif sur la gestion publique. L’État congolais, par la loi, a prévu plusieurs mécanismes et institutions de contrôle, chacun avec son assise juridique et son champ d’intervention. Parmi eux figure l’Inspection Générale de la Territoriale (IGTER), souvent méconnue, mais pleinement investie de pouvoirs légaux.
Depuis l’annonce des audits visant la ville-province de Kinshasa pour une gestion jugée défaillante même par le citoyen le plus ordinaire, l’effervescence est palpable. Certains acteurs, dont le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, semblent redouter cette démarche, allant jusqu’à contester le bien-fondé de l’opération. Pourtant, ce travail de vérification relève d’un exercice normal et prévu par la législation congolaise.
La loi n°011/11 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, modifiée par la suite, est explicite : son article 111 définit le contrôle administratif comme celui exercé par une administration sur ses propres services. Ce cadre légal est renforcé par l’article 128 du Décret n°24/10 du 14 octobre 2024 portant règlement général sur la comptabilité publique, qui autorise ce contrôle soit de manière hiérarchique, soit par les organes compétents du pouvoir central, des provinces ou des entités territoriales décentralisées (ETD).
Il est donc inexact et trompeur de prétendre que seule l’IGF disposerait du monopole du contrôle administratif. L’IGTER, au même titre que la Cour des comptes ou d’autres organes spécialisés, est expressément mandatée par le législateur pour exercer ces missions.
C’est à ce titre que l’IGTER est intervenue à Kinshasa. La mission a été officiellement diligentée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Me Jacquemin Shabani, conformément à ses prérogatives. Alors que beaucoup s’attendaient à une descente de l’IGF, le gouvernement central a choisi de mettre en avant l’IGTER, réaffirmant ainsi la pluralité des organes de contrôle reconnus par l’État.
Le cadre légal est clair :
– L’article 15 du Décret n°19/13 du 16 mai 2019 autorise l’IGTER à recourir à toutes expertises nécessaires.
– L’article 11 de l’Arrêté n°CAB/MIN.FINANCES/2020/0147 du 28 octobre 2021 prévoit que les auditeurs et contrôleurs des finances peuvent être requis par toute autorité compétente pour mener des audits, vérifications, contre-vérifications et contrôles de gestion.
Forte de ces bases juridiques, l’IGTER entend accomplir sa mission avec rigueur et professionnalisme, et rappeler aux mandataires publics que le contrôle n’est pas une option, mais une exigence légale. L’époque où certains pensaient pouvoir échapper à toute redevabilité doit prendre fin.
Au lieu de polémiquer ou d’ériger des barrières artificielles entre les organes de contrôle, l’opinion publique gagnerait à s’approprier cette démarche, car elle participe à la transparence, à la bonne gouvernance et à la protection des ressources de la collectivité kinoise.
Place donc à l’IGTER, dans ses prérogatives légales, pour mener à terme cette mission dans la ville-province de Kinshasa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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APEC : Honoré Jukayi officialise son engagement aux côtés de Louis Watum Kabamba lors d’une mobilisation géante à Kinshasa
L’Action des patriotes pour l’émergence du Congo (APEC) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’implantation nationale. À l’occasion d’une grande matinée politique organisée samedi 13 juin 2026 à l’Échangeur de Limete, à Kinshasa, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a officialisé son adhésion au parti sous la conduite de son autorité morale, Louis Watum Kabamba.

Une mobilisation politique d’envergure
Cette rencontre politique, organisée dans le cadre de la campagne nationale d’adhésion massive de l’APEC, a rassemblé de nombreux cadres, militants et sympathisants venus de différentes provinces du pays. L’objectif était de consolider les bases du parti et de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire national.
Parmi les personnalités présentes, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba, président fédéral de l’APEC au Kasaï-Central, s’est distingué par sa participation active aux différentes séquences de cette matinée politique.
Louis Watum Kabamba au cœur de la cérémonie
L’un des temps forts de la manifestation a été l’arrivée de l’autorité morale du parti, Louis Watum Kabamba, chaleureusement accueillie par une foule enthousiaste. Dans son intervention, la direction du parti a réaffirmé sa volonté de bâtir une formation politique solidement implantée à travers le pays et capable de porter un projet de développement pour la République démocratique du Congo.
La cérémonie a également été marquée par l’adhésion officielle de plusieurs responsables fédéraux, symbole de la dynamique de croissance que connaît l’APEC.
Honoré Jukayi reçoit les insignes du parti
Moment particulièrement symbolique de cette journée, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a reçu des mains de Louis Watum Kabamba l’écharpe et le képi aux couleurs de l’APEC. Ce geste a consacré son engagement officiel au sein de la formation politique et sa détermination à promouvoir les valeurs et la vision du parti dans la province du Kasaï-Central.
Cette investiture traduit également la confiance accordée aux structures provinciales pour accompagner l’expansion de l’APEC et renforcer son ancrage auprès des populations.
Une stratégie d’implantation nationale
À travers cette campagne d’adhésion massive, l’APEC entend élargir sa base militante et consolider son organisation à travers les différentes provinces de la RDC.
Les participants ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une étape importante dans le développement du parti et dans le renforcement de sa présence sur l’échiquier politique national.
Mike Tyson Mukendi
