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Constant Omari à Seth Kikuni : « Petit con… voyou ! »

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C’est un mariage qui n’a duré qu’un mois, soit du 22 mai au 22 juin, mais avec une panoplie de problèmes entre la Fédération Congolaise de Football association (FECOFA) et la société KMSI de jeune entrepreneur Seth Kikuni, alors que l’objectif était simplement d’habiller les Léopards en tenues de ville en marge de cette 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations Égypte 2019.

Le torchon a brûlé entre le deux parties, Seth Kikuni n’étant pas content de la FECOFA puisque les joueurs de la RDC n’ont pas pu porter les habits de sa marque comme convenu lors de la signature du contrat au Show buzz le 22 mai dernier.

Selon les informations en notre possession, les membres de la FECOFA qui se trouvent en Espagne estiment que Seth Kikuni et son équipe ont voulu déranger la séance vidéo des joueurs pour faire les shooting avec les costumes, mais le coordonnateur de l’équipe nationale, Theo Binamungu, lui avait demandé de revenir après, soit avant le jour du match contre l’Égypte.

Mécontent, le candidat président à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 a twitté après la défaite des Léopards face à l’Ouganda en disant :

« Conflit interne, irresponsabilité, manque de professionnalisme et poursuite de l’intérêt personnel des cadres influents de la FECOFA ont crée hier soir des frustrations grave au sein de l’équipe nationale pourtant motivée. Ils ont tout saboté. Ibenge n’y est pour rien. »

Pas content, lui aussi de la réaction de Seth Kikuni, Constant Omari a lâché dans un groupe WhatsApp :

« Il ne suffit pas de rester dans un bureau à Kinshasa pour se lancer dans une diarrhée verbale en ternissant l’image de ceux qui matin, midi et soir souffre pour cette équipe. Le moment est mal indiqué. Ma seule conclusion est claire : Quand on a des ambitions pour gérer un pays, on s’informe et on réunit toutes les informations avant de réagir. Devant une telle approche, il est démontré qu’il n’avait pas la stature pour diriger un pays sinon il risque de pendre des gens innocents pour réaliser, après enquêtes, que la réalité était ailleurs », a-t-il martelé.

Puis d’ordonner aux joueurs de ne plus porter ces vestes dans une vidéo circulant sur la toile : « Ce petit con qui a livré les équipements… Ne portez plus ses costumes. Vous entendez ? Vous les emballez et restituer. Un voyou ! « , a dit Omari.

Dans une correspondance adressée à la FECOFA, Seth Kikuni responsabilise Omari dans cette situation qu’il estime peu confortable :
« Cette situation peu confortable m’impose la rédaction de la présente aux fins de vous conformer au strict respect de vos obligations contractuelles pour la rencontre du 26 juin contre l’Égypte. La responsabilité des dommages qui seront causés par cette incapacité à respecter le contrat valablement conclu incombera au président de la FECOFA », avertit Kikuni.

Il faut noter que le montant général débloqué par KMSI pour la confection des costumes et l’achat d’autres accessoires qui devaient être mis à la disposition des Léopards était évalué à 77.000 $, soit 3 vestes pour chaque Léopard et staff technique inclus.

*Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET*

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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