Connect with us

À la Une

Congo/Brazza : Paulin Makaya vulgarise les idéaux de « Uni pour le Congo » ( UPC)

Published

on

Le président d’Uni pour le Congo (UPC), Paulin Makaya vient d’amorcer les descentes dans les arrondissements de Brazzaville après sa libération de la Maison d’arrêt de Brazzaville où il a purgé une peine de 2 ans pour avoir organisé une marche contre le changement de la Constitution de 2002 en octobre 2015. Il lance ainsi la campagne d’adhésion, de sensibilisation et de vulgarisation des idéaux de son parti.

Il a plu à cet acteur de la classe politique d’accorder une interview à CONGOPROFOND. NET pour nous parler du sens de cette initiative à moins de 3 ans de l’élection présidentielle de 2021 où il sera candidat.

CONGOPROFOND.NET : Vous venez de vous adresser aux militants de votre parti politique l’Uni pour le Congo (UPC) depuis que vous avez recouvré votre liberté après deux années de détention à la Maison d’arrêt de Brazzaville. Comment vous sentez-vous maintenant ?

Paulin Makaya : Je me sens très bien. Lorsque vous avez la chance devant cette foule, je pense à ce qu’on appelle la chaleur humaine. Ça veut dire que le peuple accepte et a accepté ce que nous faisons. Il est conscient que ce que j’ai connu ces derniers temps, c’était pour sa joie et ses difficultés. Il se mobilise pour faire de notre parti un véritable Pana, un parti national. Vous verrez que dans la foule il y a tout le monde, dans l’UPC il y a les enfants de tous les départements. Il s’agit d’une campagne d’adhésion, de sensibilisation et de vulgarisation des idéaux du parti. Et le peuple arrive massivement. J’en suis fier et flatté.

CONGOPROFOND.NET : Quand vous parlez de votre carrière politique, vous avez insisté sur votre passage chez Bernard Bakana Kolélas, président du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI). Quel message vouliez-vous faire passer quand vous prenez l’exemple de cette icône politique?

Paulin Makaya : Si je parle du président Bernard Bakana Kolélas c’est comme vous le dites c’est une icône de la politique qui avait des capacités extraordinaires ; il avait aussi des insuffisances. Mais lorsqu’on sort d’une école politique, vous qui arrivez vous devez améliorer la philosophie. Parce que ‘’UPC’’ n’est pas une conséquence de ce que nous sommes entrain de dire. Uni pour le Congo est une pensée politique réfléchie. Parce qu’on a critiqué ce qu’on a fait avant. Il y a aujourd’hui cette foule qui accepte de nous accompagner. Le président Bernard Kolélas qu’on le veuille ou pas c’est un exemple à suivre. Un exemple de souffrance, de difficultés. C’est un homme qui a fait la prison comme moi d’ailleurs. Vous voyez ? Il le faisait pour son peuple. Regardez vous-même comment le peuple est arrivé lui-même pour écouter le message du président d’Uni pour le Congo, monsieur Paulin Makaya.

CONGOPROFOND.NET : 2021 arrive. Vous avez annoncez que vous serez candidat. Nous voulons savoir que comptez-vous faire pour le social des Congolais ?

Paulin Makaya : Vous savez que la politique est au centre de toute activité humaine. Si la politique ne marche pas, le social ne va pas aussi marcher. Pour preuve, il y a des retards de salaires. Les pensions ne sont pas payées ; les étudiants ne perçoivent pas leur bourse ; il y a les délestages de l’électricité ; les hôpitaux en sont plus décents et manquent de médicaments. L’école, n’en parlons plus. C’est donc la politique qui est en panne. Dans le social, on l’a toujours dit que notre projet s’appelle Communauté interne, c’est-à-dire une Communauté intérieure. C’est facile. Nous pensons que chaque département a ses activités (…) et que chacun a ses potentialités. Il faut développer le pays à partir des départements. C’est comme ça qu’on va aider en organisant des conférences socio-économiques pour permettre à notre pays d’aller de l’avant. En le faisant nous allons compiler tous les projets pour faire de sorte que le Congo ait aujourd’hui un Plan Marchal. Peut-être mais un Plan « Paulin Makaya ». Cela est possible. Pour 2021, je dis bien que oui. Conformément au Règlement intérieur du parti, c’est le président d’UPC qui est candidat. Mais rien n’empêche que le président d’UPC discute avec les autres candidats pour créer une sorte de Porte-parolat qui permettra à notre opposition d’avoir un candidat unique. Mais, qui soit intègre.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est votre position par rapport au dialogue qui est revendiqué à cor et à cri ?

Paulin Makaya : A propos du dialogue, nous, nous avons fait des propositions depuis le 9 décembre 2018. Nous sommes les premiers à le faire. Nous ne parlons pas de monologue mais nous parlons d’un véritable dialogue. A propos, nous demandons la libération des prisonniers politiques : Jean Marie Michel Mokoko ; André Okombi Salissan et les autres qui sont en prison. Il s’agit ‘un dialogue inclusif. Il faut mettre en place une Commission préparatoire paritaire constituée du pouvoir, opposition, diaspora et société civile. Cette commission aura pour missions de compiler tous les projets de sortie de crise et nous proposera un ordre du jour et un règlement intérieur. Voilà. Je pense que cela est clair. Dans la même commission on parlera aussi de la gouvernance électorale. Vous savez qu’on ne peut pas partir aujourd’hui aux élections avec ce même corps électoral. Il est biaisé. Il y a plus de 500 000 voix d’électeurs fictifs. On ne peut pas gagner comme ça.

Propos recueillis par Achille Schillains/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

Published

on

Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading