Actualité
CONGO/Brazza : l’auteur de « Yatama « , Fernand Mabala est mort en France
Après de longs mois à se battre contre la maladie, Fernand Mabala le « grand Moumbafouneur » est décédé ce dimanche après-midi, à Livry-Gargan, une commune située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris.
D’après le site lesechos-congobrazza.com, la disparition du chanteur d’ « Ainsi va la vie » est un véritable choc. Sa mort suscite déjà une avalanche de réactions émues des anonymes, stars et politiques sur les réseaux sociaux.
Fernand Mabala, patrimoine artistique et musical du Congo, est un enfant de Poto-Poto, un pur « Potal ». Il se range aux côtés des nombreux talents sortis de ce quartier cosmopolite de Brazzaville, véritable usine à produire du succès pour peu qu’on sache s’accrocher.
Aujourd’hui encore, on se demande si la forte popularité de ses chansons provient de la puissance de sa voix ou de la force de ses textes.
En tout cas, les Congolais se rappelleront toujours de « Yatama », « Ainsi va la vie » … qui ont fait vibrer tant et tant de personnes.
Jamais ne s’effaceront ses oeuvres musicales, particulièrement sa mélodie fétiche, des premières années de sa carrière musicale, « Yatama » dont le magnifique clip, marqué par les déhanchements et les pas de danse « Patakani », ont emerveillé à sa sortie le monde de la musique en 1985.
Peu importe où, tous, nous irons après la mort. Car, là bas, dans l’infini de l’Orient Eternel, nous sommes attendus.
Adieu l’artiste !
CONGOPROFOND.NET
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
