Connect with us

Politique

Congo/Brazza : Affaire Lucien Ebata, un non-événement pour Anatole Collinet Makosso

Published

on

Le premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a animé un déjeuner de presse le 21 janvier 2023 à Brazzaville. Au cours de cet échange avec les chevaliers de la plume et du micro portant sur des questions d’actualité, le chef du gouvernement a été critique sur l’affaire Lucien Ebata qui a fait l’objet d’un article dans Libération, et est revenu sur le prix du carburant qui a été revu à la hausse de 5% après les pourparlers avec le FMI qui exigeait cette augmentation à hauteur de 65%.

L’interpellation de Lucien Ebata, patron Orion Oil, en France par les services de police, n’a pas surpris le chef du gouvernement congolais, Anatole Collinet Makosso pour qui, ce serait un non-événement.

« Les gens se jouent de nous. Certains lobbys ont vu le président de la République être reçu par le président Emmanuel Macron ; ils ont vu le processus de réconciliation en Lybie être relancé, avec Sassou-N’Guesso au centre, renforcé par le Président Français Emmanuel Macron. Ils se sont dit : Qu’est-ce qu’on va faire ? n’y a-t-il pas un dossier sur Lucien Ebata d’Orion Oil à ressortir ? », a souligné le chef du gouvernement.

« Allez chercher le pain qui était dans le frigidaire. Sans aucun lien avec ce que vivent les Congolais au quotidien. Ceux qui veulent défendre la cause des Congolais, ont ces fameux fonds dans leurs comptes. S’ils aiment tant le Congo et son peuple, qu’ils récupèrent ces fonds et les restituent au trésor Congolais ou qu’ils informent le Congo de ce que ce patrimoine a été récupéré sur le sol Français mais, qu’il appartient au Congo », a-t-il poursuivi.

Le Premier Ministre congolais refuse de subir la surenchère idéologique et indique que le Congo sortira de cette situation libre et non asservi, la tête haute.
« Je ne le dis pas en tant que premier ministre, mais c’est la fibre patriotique. L’article de libération est un non-événement pour moi», a-t-il martelé.

S’agissant de la contradiction entre l’ancien ministre des finances et lui sur les « fonds propres », le chef du gouvernement a fait savoir qu’il n’y avait pas de contradiction entre les deux à propos du financement des infrastructures par la partie chinoise.

Cependant, le premier ministre affirme qu’il n’avait jamais dit que le Congo ne s’était jamais endetté.
« C’est un débat sémantique. Ça dépend de la signification que moi je donne des fonds propres. Pour moi, dès l’instant où je me suis endetté et que c’est moi qui vais continuer à payer, c’est mon peuple qui paye. Puisque j’ai même hypothéqué mes ressources du pétrole. Je payerai sur fonds propres puisqu’il y a aussi l’emprunt », a-t-il précisé.

Abordant la situation des vacataires de l’université Marien Ngouabi, il a rappelé qu’à l’époque ceux qui faisaient les cours de vacations au lycée, n’exigeaient pas qu’ils soient recrutés. Depuis un moment ces derniers revendiquent le droit au recrutement.
« Nous ne recrutons que selon les besoins, selon les places disponibles. Si les vacataires estiment qu’il y va de leurs intérêts, ils n’ont pas d’agitation à faire. C’est un choix. Si l’on pouvait raisonner en toute objectivité, je ne peux pas continuer à faire pression », a précisé M. Makosso qui n’exclut pas un prochain recrutement.
« Il y a un programme de recrutement de vacataires à l’université. Seulement, on ne réussira pas à recruter tous les vacataires que nous avons mais la question sera traitée. Il y a des vacataires qui sont fonctionnaires ou agents de l’Etat voire qui travaillent ailleurs. Mais nous travaillons pour qu’on recrute comme on pourra et que leurs heures soient payées », a-t-il déclaré.

Aussi, a-t-il rassuré les Congolais de ce que les discussions se poursuivront avec le FMI pour éviter aux Congolais une autre augmentation du prix du carburant à la pompe.

« Nous sommes dans un programme avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ce qu’on doit apprécier aujourd’hui, c’est de voir que l’augmentation n’a été que de 5% alors qu’on nous exigeait une augmentation de 65%. Si l’on ne s’était pas accordés, le programme devait s’arrêter en janvier. La revue du FMI était prévue pour fin janvier, le conseil d’administration qui devait examiner la revue du Congo est renvoyée au 6 février », a précisé Anatole Collinet Makosso qui pensait que « le faire au début du mois de janvier aurait été un mauvais cadeau pour les Congolais ».

Achille Tchikabaka/Congoprofond.net

Politique

« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

Published

on

« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

Continue Reading