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Conflit « Teke-Yaka » : Le député Willy Bolio fustige la légèreté du gouvernement congolais dans le traitement de ce dossier !

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Le député national Willy Bolio Emina vient de fustiger la façon dont le Gouvernement de la République s’emploie pour traiter le conflit éthnique qui prévaut actuellement dans le territoire de Kwamouth, province de Maï-Ndombe, qui a déjà coûté la vie à plusieurs personnes.

Il s’est exprimé à travers la presse, le lundi 29 août 2022, en demandant au Gouvernement de prêter une oreille attentive à la situation désastreuse des groupes dans cette partie du territoire national.

Pour cet élu de la circonscription de Bolobo, dans la province de Maï-Ndombe, qui fustige la légèreté du Gouvernement :  » Les gens attendent des solutions beaucoup plus concrètes que le Gouvernement congolais va devoir apporter à cette population, tout en limitant la crise installée dans le territoire de Kwamouth « .

Aussi, estime-t-il que :  » La justice doit faire son travail afin que les instigateurs de ce conflit soient sévèrement punis par la loi « .

Il souligne que ce conflit, entre les Teke et les Yaka, vient de l’occupation des terres.

Ainsi, declare-t-il :  » Nous enregistrons de ce fait plus de 10 morts « .

Notons qu’il y de cela plusieurs semaines que le territoire de Kwamouth, dans la Province de Maï-Ndombe, est secoué par une guerre ethnique entre le Yakas et les Tekes.

Tout récemment, une équipe du Gouvernement est descendue sur place pour palper du doigt la réalité sur terrain.

A cette occasion, des décisions fermes avaient été prises à l’endroit des autorités de ce territoire, notamment la suspension de l’Administrateur du territoire pour un comportement peu responsable, le changement du chef de la police nationale et celui de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR).

Dodo BOSALE MATONDO (Stagiaire UCC)/CONGOPROFOND.NET.

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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