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RDC : le gouvernement accorde la gratuité de l’enseignement secondaire aux enfants des cadres de l’EPST !
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, vient d’accorder la gratuité de l’enseignement secondaire, à tous les enfants biologiques des cadres oeuvrant dans le sous secteur de l’EPST.
En effet, à travers un communiqué officiel daté du 27 juillet 2022, le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Mwaba Kazadi, précise : » Subsidiairement à ma note circulaire sur les frais de scolarité 2022-2023 du 25 juillet 2022, je tiens à rappeler que sur décision du Gouvernement, les cadres de l’EPST ne peuvent pas payer les frais de scolarité de leurs enfants biologiques dans toutes les écoles tant publiques que privées « .
Il s’agit, peut-on lire dans le même communiqué, de : Directeurs et Inspecteurs provinciaux, Directeurs provinciaux du SECOPE et de SERNIE, Coordinateurs provinciaux, Chefs de Sous-Divisions, Inspecteurs Chefs de Pools et Chefs d’antennes du SECOPE.
Notons que le Ministre insiste pour l’application sans faille de cette décision qui ne donne lieu à aucun débat et met en garde les promoteurs des écoles.
Quant à d’autres catégories c.à.d les enseignants debout et assis, ainsi que les chefs d’établissements, il convient de rappeler qu’ils bénéficient de la réduction à moitié des frais de scolarité pour leurs enfants biologiques et sous tutelle.
Titiane NZAMBE YENGO (stagiaire IFASIC)/ CONGOPROFOND. NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
