Actualité
Conflit « Teke-Yaka »: La démission du ministre de l’Intérieur Aselo exigée pour négligence !
La persistance du conflit interethnique entre les peuples Téke et Yaka et la faible implication du vice-premier ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo, préoccupe au plus haut point plusieurs acteurs politiques ressortissants de la province du Maï-Ndombe. Le cas du député provincial David Bisaka.
Dans une interview accordée ce jeudi 15 septembre à CONGOPROFOND.NET, cet élu du peuple a élevé la voix pour exiger la démission du numéro 1 de la sécurité intérieure du pays.

« Par apport à la situation de Kwamouth, nous exigeons la démission pure et simple du VPM Aselo pour trois griefs : D’abord, il a brillé par une négligence de la situation sécuritaire de Kwamouth alors que le collectif des députés nationaux et provinciaux s’étaient rendu, à la genèse de ce conflit, porter l’information au Vpm. Ledit collectif fait des tours au ministère de l’Intérieur, c’était sans succès ! L’arrivée tardive du Vpm à Kwamouth sans porter la moindre solution. Il n’a rien donné comme vraie garantie à la population. Nous demandons au vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur Daniel Aselo de déposer sa démission afin que le chef de l’État puisse nommer quelqu’un qui est compétent à la tête de ce ministère. Donc sa démission est vraiment exigée », a déclaré le député provincial David Bisaka.
Notons qu’à ce jour, plus de 700 déplacés sont enregistrés depuis le début de ce conflit
Armand Minimio depuis Inongo
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
