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Confinement de Gombe : Ngobila promet les améliorations en renforçant la discipline des hommes de troupe
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a déploré quelques ratés de ce premier jour de confinement de la commune de la Gombe pour stopper la propagation de la pandémie du covid-19 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Il l’a fait savoir à l’issue de la réunion d’évaluation de la première journée de confinement présidée lundi 06 avril 2020 dans la soirée par le Chef du gouvernement, le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Parmis ces ratés, note-t-il, l’accès difficile dans la commune confinée pour certaines personnes exerçant le service minimum. Le gouverneur de la ville de Kinshasa a promis de rectifier le tir pour les prochains jours.
« Il faut dire qu’il y a eu quand même quelques ratés au niveau des accès de la ville où les gens qui avaient des macarons ont été repoussés par la police. Ce mardi 7 avril 2020, nous allons rectifier le tir, on va essayer de renforcer en ce qui concerne la discipline des hommes de troupe afin qu’ils puissent être bien organisés pour faire passer les gens qui ont leurs macarons tranquillement », a-t-il rassuré au sortir de la réunion.
Aussi, a-t-il rappelé, que les seuls macarons autorisés à faire passer des gens au niveau de la commune, ce sont ceux délivrés gratuitement par l’hôtel de ville de Kinshasa.
« Ces macarons portent sur la partie supérieure gauche, un QR Code que l’on peut lire avec le téléphone et à droite, un timbre infalsifiable », a-t-il précisé. Une façon pour lui d’éclairer l’opinion sur l’imbroglio constaté dans ce secteur en ce premier jour de confinement.
S’agissant du confinement total de la commune de la Gombe, Gentiny Ngobila parle d’une réussite partielle pour l’instant. L’objectif, dit-il, étant de confiner au maximum les gens à pouvoir rester chez eux. A la population kinoise, Gentiny Ngobila Mbaka demande d’être calme, tranquille. « Les choses iront beaucoup mieux », a-t-il promis.
Il sied de signaler que cette séance de travail sous la direction du Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a connu la participation de plusieurs personnalités, notamment le Gouverneur de la ville, du Ministre d’État en charge de la Communication et Médias, du Ministre de la Santé, du Vice-ministre de l’Economie, celui de l’Intérieur, de la Ministre près le Premier Ministre, ainsi que du Conseiller spécial du chef de l’État en matière de Santé, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le Secrétaire général du Gouvernement, le Commissaire provincial de la ville, l’administrateur délégué de la FEC, et le Coordonnateur du secrétariat national de riposte contre le coronavirus.
Muamba Mulembue Clément/Congoprofond.net
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
