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Conférence de presse avortée de Katumbi à Show Buzz: Une alerte grave pour la démocratie !
Prévue pour être l’événement médiatique de la semaine, la journée tourne rapidement au chaos.
Dès les premières heures, l’équipe d’Ensemble pour la République se montre organisée et déterminée à offrir les meilleures conditions de travail à la presse. Tout est minutieusement préparé pour impressionner les journalistes locaux triés sur le volet ainsi que la presse internationale.
Cependant, à 15h30, le couperet tombe : la conférence est annulée. Les responsables de Show Buzz, lieu choisi pour l’événement, ont finalement refusé l’accès à la salle louée, payée et même revue à la hausse en dernière minute mais payée tout de même par l’équipe de « Ensemble pour la République ».
Dans ce contexte tendu, l’orateur hors pair, le porte-parole Hervé Diakiese, prend la parole avec calme et assurance. Il souligne le caractère grave de cette alerte et met en garde contre les actions menées dans l’indifférence totale et dans un climat crispé.
Il décrit des intrigues politiques derrière cette annulation et des enjeux électoraux qui entourent la campagne de Moise Katumbi Chapwe. Les obstacles rencontrés sont inqualifiables pour lui. Le campement de l’avion de campagne en Afrique du Sud en dépit des autorisations, ainsi que l’exclusivité des panneaux publicitaires de la capitale réservés à l’Union Sacrée.
Emotionnellement intense, il énonce les hauts et les bas de cette conférence de presse avortée, tandis que les États-Unis promettent de sanctionner tous ceux qui entraveront le bon fonctionnement de la campagne.
De manière ingénieuse, il étale les coulisses de cette campagne et l’ampleur des enjeux qui se jouent à chaque seconde. Il a mis en garde contre les entraves à la démocratie qui semblent se manifester tout en exposant les obstacles et les frustrations auxquels l’équipe a dû faire face.
La détermination de Hervé Diakese à faire entendre la voix de Moise Katumbi et à alerter sur les menaces pesant sur la démocratie. Olivier Kamitatu de son côté, en homme expérimenté des joutes politiques, a assuré que rien ne fera reculer le peuple congolais dans ce combat pour une alternance au sommet de l’État.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
