Actualité
COMMUNIQUE SUR LE MASSACRE DE KILWA DANS LE TERRITOIRE DE PWETO, PROVINCE DU HAUT-KATANGA
Hier jeudi, 15 août 2024, des adeptes de MBIDI, une église locale d’obédience ancestrale, ont été massacrés à KILWA, en territoire de Pweto, province du Haut- Katanga par des éléments des FARDC qui les ont qualifiés de milice Maï-mai. Plus d’une dizaine de morts sont à déplorer; et même un jeune étudiant en vacance, du nom de Paty KASONGO, qui a eu le malheur de filmer la macabre scène, a été froidement abattu.
Ces compatriotes civils et non armés, après avoir demandé l’autorisation du Chef KILOMBA, avaient commencé la veille dans un terrain de quartier une cérémonie de commémoration qu’ils organisent chaque année et qu’ils s’apprêtaient à clôturer en chantant dans une procession.
ENSEMBLE POUR LA REPUBLIQUE, dénonce et condamne fermement cette barbarie. Devant ce type de dérapage, l’on est en droit de se demander à partir de quand et de quelle échelle l’Etat congolais peut-il sanctionner les coupables et rendre justice aux victimes?
L’on se souviendra que le 23 mars 2023, des militaires FARDC avaient massacré des jeunes dans la ville de Lubumbashi, dont au moins 25 militants du Parti politique UNAFEC bien identifiés comme civils. Il y a lieu de rappeler également la tragédie du 30 août 2023 à Goma, où la Garde Républicaine, unité militaire en charge de la protection du Chef de l’Etat et des institutions de la République avaient fauché gratuitement plus d’une centaine de compatriotes adeptes d’un groupe confessionnel pour avoir exprimé leur intention de manifester pacifiquement.
Où va notre pays avec ces actes répétés de barbarie orchestrés par les forces de l’ordre sur les citoyens qu’elles ont vocation à protéger!
Sur un autre registre, lorsque la milice du parti au pouvoir, affublée du qualificatif de « Force du Progrès » sème la terreur dans les rues de Kinshasa, de Lubumbashi ou de Kasumbalesa, il n’y a pas de recours à la même violence contre elle, mais plutôt de petits bricolages d’arrestation et dernièrement un procès théâtral dont l’issue en termes de diversion ne trompe personne.
Sommes-nous toujours dans notre pays, un pays où tous les congolais sont égaux, bénéficiant d’une égale protection des institutions et de la justice?
Les congolais ont des yeux pour voir. Le silence de nombreux compatriotes n’est pas une prime à l’irresponsabilité ni une adhésion à la décadence de la nation.
Nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes de Kilwa et rappelons aux autorités de notre pays de ne pas réduire les fonctions publiques qu’elles occupent à de simples positions de jouissance. Il est plus qu’urgent qu’ils retrouvent le sens de leurs devoirs et assument leurs responsabilités; car c’est le peuple qui aura le dernier mot. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.
Lubumbashi, le 16 août 2024
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
