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Guerre du M23 : Plus de 380.000 personnes sont retournées dans le Rutshuru (OCHA)

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Dans son rapport publié ce mercredi 14 août 2024, OCHA fait savoir que 5 organisations ont repris leurs opérations après la suspension de leurs activités entre juin et début juillet à cause de la recrudescence des violences.

Cette même source brosse un bilan de 383.000 personnes qui sont retournées précisément dans les villages de Kibirizi, Birambizo et Bambo, entre mars et juillet derniers dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), fait savoir que depuis début juillet 2024, la situation sécuritaire dans le territoire de Rutshuru est relativement calme, en dépit de quelques incidents armés de faible intensité. Une accalmie qui a permis la reprise progressive des activités humanitaires, notamment dans la zone de santé de Kibirizi.

Pour la même source, ces déplacés s’étaient réfugiés sur les axes de Nyanzale, Kikuku et Kyahala dans la zone de Kibirizi, ainsi que dans les territoires de Lubero et Walikale. La majorité n’a pas encore reçu d’assistance malgré les besoins croissants de santé, de nourriture, d’abris et d’accès à l’eau.

Signalons-le, il s’observe depuis maintenant 10 jours un cessez-le-feu instauré par les États-Unis entre l’armée loyaliste (FARDC) et la rébellion du M23 soutenue militairement par l’armée rwandaise, RDF.

Cedrick Sadiki Mbala

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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