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Communauté Ahmadiyya/Grand Kasaï : 3 vaches et 175 chèvres immolées pour célébrer la Tabaski 2022 !
La fête de Tabaski (Aïd el-kebir) a été célébrée avec faste par la communauté musulmane Ahmadiyya au Congo, section du Grand Kasaï, ce samedi 09 juillet 2022. A cette occasion, cette communauté a égorgé 3 vaches et 175 chèvres à travers cet espace, révèle le missionnaire en chef des Ahmadistes dans une interview accordée à CONGOPROFOND.NET.
» Cette fête est commémorée en souvenir du sacrifice d’Ismaël par Abraham. Le Saint Coran nous recommande de partager cette viande avec 3 catégories de personnes. Il s’agit des vulnérables, des voisins ou amis et une autre partie pour la consommation interne. », explique Rameez Ahmed.
Outre, ce geste l’ONG Humanity First (Humanité d’abord) a communié avec plus de 1500 prisonniers de Kananga, Mbuji-Mayi, Tshikapa, Luiza, Ilebo et Dembo. Un hospice de vieillards qui regroupe une centaine d’occupants ainsi qu’une dizaine d’orphelinats seront visités entre les 9 et 11 juillet prochains.
» Amour pour tous et haine pour personne, c’est la devise de notre communauté. Humanity First va servir toutes les couches de la population sans discrimination de race, de religion ni d’appartenance… », martèle-t-il.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
