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Christian Bosembe : le censeur en Chef qui confond régulation et censure invertébrée

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Dans une interview récente, Christian Bosembe, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, a une fois de plus dévoilé sa véritable obsession : l’argent. Alors que la RD Congo traverse une crise sécuritaire sans précédent avec l’occupation de Goma et Bukavu par le RDF/M23, le Président du CSAC semble préoccupé par une seule chose : remplir les caisses de son institution.

Il oublie que la régulation des médias devrait servir la démocratie, pas devenir une machine à cash sous couvert de “protection éthique”. Le CSAC, censé être un gardien de la pluralité médiatique, s’est transformé en outil de censure au service du pouvoir. Sous la direction de Christian Bosembe, il a sanctionné sélectivement des médias critiques du gouvernement, tout en fermant les yeux sur les excès des proches du régime.

Il a imposé des interdictions absurdes, comme l’interdiction de couvrir l’ancien président Joseph Kabila et son parti, le PPRD, une décision qualifiée de “censure sans nom” par l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) et instrumentalisé la “lutte contre la haine” pour museler toute voix dissidente, violant ainsi les principes de base de la démocratie. Christian Bosembe ne cache plus ses ambitions financières.

Lors de sa réunion avec le président Tshisekedi en septembre 2024, il a présenté un “plan de régulation” qui nécessiterait des fonds supplémentaires. Pendant que les soldats congolais meurent faute de budget militaire adéquat, la population souffre de la faim avec 26 millions de personnes en crise alimentaire,
Christian Bosembe réclame plus d’argent pour censurer les médias ! Une priorité nationale, vraiment ?

Le même Christian Bosembe qui réprime la liberté d’expression en RD Congo se présente en victime à l’étranger. Après avoir été agressé à Paris en 2023 par des militants congolais opposés au régime (acte que nous condamnons), il a crié à l’assassinat et demandé justice. Pourtant, sous sa direction, le CSAC interdit aux journalistes de débattre des opérations militaires sans “expert” à leurs côtés, une mesure qui étouffe le débat public en temps de guerre.

Sous la direction de Bosembe, le CSAC est devenu une institution qui intimide les journalistes au lieu de les protéger, un outil de propagande qui sert les intérêts exclusifs du pouvoir en place et une machine à cash qui justifie son existence par des besoins financiers plutôt que par des résultats concrets en faveur de la démocratie. Christian Bosembe incarne tout ce qui ne va pas avec la régulation des médias en RDC : partialité, autoritarisme, et cupidité.

Au lieu de promouvoir la démocratie, il la sape. Au lieu de protéger les citoyens, il les prive de leur droit à l’information. Il est temps de rappeler à Monsieur Christian Bosembe que la régulation ne signifie pas censure, et que l’argent public devrait servir à libérer la RD Congo, pas à enchaîner ses médias. Le CSAC ne peut pas et ne doit plus être perçu comme un instrument tourné exclusivement sur l’interdiction. Ce qui ne fait pas avancer la cause de la démocratie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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