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Actualité

Butembo : inauguration du monument du premier chef de cité Romain Matokeo Musavuli

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Le monument du premier chef de cité de Butembo, au Nord-Kivu, Romain Matokeo Musavuli, a été inauguré ce vendredi 19 septembre 2025 par le maire de la ville. Dans son discours, avant de couper le ruban symbolique, le commissaire supérieur principal, Mowa Baeki Telly Roger, a loué les mérites de cet homme qui a marqué la région, reconnaissant en lui « un grand bâtisseur ». D’où la motivation de son immortalisation à travers cet édifice.

« Dans le souci d’apporter sa pierre à l’édifice de la cité de Butembo, passée du statut de village à celui de centre extra-coutumier, puis cité, commune et enfin ville depuis 1949 jusqu’à nos jours, le premier chef de cité, Romain Matokeo Musavuli, dont nous inaugurons aujourd’hui le monument pour les prouesses qu’il a réalisées, mérite l’immortalisation à travers cet édifice. Pour rappel, il a dirigé Butembo pendant trois mandats, preuve éloquente de son dynamisme, de son savoir-faire, de son savoir-être. À travers lui, notre ville a été réputée pour son bon aménagement, sa salubrité et le vivre-ensemble, autant de bonnes pratiques que nous continuons à pérenniser jusqu’à ce jour », a déclaré l’autorité urbaine, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, avant de couper le ruban symbolique de ce monument érigé au rond-point VGH – avenue Matokeo.

Peu avant, le représentant de la grande famille de M. Romain Matokeo Musavuli s’est dit fier de voir l’érection de ce monument, 27 ans après le décès du premier chef de cité de Butembo.

« 27 ans, jour pour jour après le décès de l’architecte de la ville, est-ce un hasard ? Alors que le chiffre 27 est associé à la maturité spirituelle, à la sagesse, à la générosité et à l’humanité (…). Nous exprimons à ce jour notre gratitude profonde et authentique à tous et à toutes », a déclaré Kakule Musavuli Bierhof.

Pour mémoire, feu Romain Matokeo Musavuli a dirigé Butembo, tour à tour village, cité et ville, de 1949 à 1981. Il est décédé en 1998. Pour l’immortaliser, une avenue lui a déjà été dédiée et un stade a jadis porté son nom. Ce monument, dont les travaux ont duré quatre mois pour un coût estimé à 9 270 dollars américains, vient donc s’ajouter à ces différentes marques de reconnaissance.

Dalmond Ndungo | CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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