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Sports

CHAN 2025 : Le stage des Léopards A’ aux Émirats, prématuré ou essentiel ?

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Alors que le premier contingent des Léopards A’ de la République Démocratique du Congo s’apprête à s’envoler pour un stage de préparation aux Émirats Arabes Unis, de nombreuses questions se posent quant à l’utilité de cette initiative à l’approche d’une compétition prévue en août. Ce stage, qui commence plusieurs mois avant le 8e Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), suscite des débats parmi les observateurs du football congolais.

L’un des principaux arguments avancés contre ce stage est qu’il pourrait sembler prématuré dans le calendrier. En effet, la compétition est encore à sept mois, et les critiques estiment qu’un tel déplacement en dehors du pays pourrait ne pas contribuer de manière significative à la préparation de l’équipe. À une époque où la continuité et le rythme sont essentiels, certains se demandent s’il ne serait pas plus judicieux de reprendre le championnat national pour permettre aux joueurs de rester compétitifs et en forme. Le risque est que, d’ici août, une partie des joueurs ne soit plus à leur meilleur niveau, ce qui pourrait compromettre les performances des Léopards.

De plus, certains experts soulignent que les sponsors et le public attendent des résultats concrets et visibles. Un stage en dehors du pays peut sembler déconnecté des réalités du championnat local, et les dirigeants sont appelés à réfléchir à l’impact de leurs décisions sur l’avenir du football national. Dans ce contexte, la question demeure : ce stage aux Émirats Arabes Unis est-il réellement bénéfique pour les Léopards A’, ou serait-il préférable de concentrer les efforts sur le championnat et d’optimiser la préparation à l’approche de la compétition ? Les réponses à ces interrogations permettront peut-être de mieux comprendre la stratégie des dirigeants du football congolais.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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