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Sports

Championnat provincial/Nord-Kivu : FC Kyuka de Masisi s’en va en phase finale, l’AC Brésil éliminé

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Le Football Club Kyuka du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a validé son billet qualificatif pour la phase finale du championnat provincial du Nord-Kivu, après s’être débarrassé de l’AS 11 Vedettes du territoire de Walikale (4buts à brosse), ce mercredi 24 avril 2024, au stade de l’Unité de la ville de Goma.

Obligés de l’emporter pour valider leur ticket, les Masisois ont tout donné dans ce dernier match de la phase préliminaire du championnat organisé par la LIFNOKI. Sans trembler, ils l’ont fait de la plus belle des manières.

Une écrasante victoire qui fait mal à l’AC Brésil de la ville de Goma qui ne s’attendait qu’à un faux pas de Kyuka pour se qualifier, mais hélas.

Au classement provisoire, l’AC Brésil était premier avec 7/12 points, suivi par le FC Kyuka avec 6 unités avec un match de moins qu’il a, d’ailleurs, gagné.

Pour sa première participation en championnat provincial du Nord-Kivu, le FC Kyuka franchit une étape importante dans son parcours, soit depuis sa création.

Ainsi, les Jaune et vert seront bel et bien à Butembo, ville commerciale du Nord-Kivu qui va abriter la phase finale de cette compétition, dont le vainqueur va monter en championnat national de football, Linafoot, division 2 zone de développement Est. Il succédera au FC Mwangaza de Goma champion de l’édition précédente (35e).

Pour la suite et fin des préliminaires, la ville de Goma va vibrer, ce jeudi, sous le rythme du duel entre le FC Goma Sport contre l’AS Kivu-United.

Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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