Société
CEPAC/Masisi: le révérend pasteur Hamuli Munihire Limashi désavoué, son remplacement exigé !
Grogne au sein de l’église 8e CEPAC de Masisi centre, chef-lieu du territoire portant le même nom au Nord-Kivu. Et pour cause ! Le Révérend pasteur de l’église 8e CEPAC de Masisi, Hamuli Munihire Limashi, est pointé du doigt par la grande partie de ses fidèles d’avoir violé une des chrétiennes de ladite église. La même personne a été récemment ciblée dans une autre affaire de violence sexuelle.
Indignée par ces multiples accusations devenues répétitives, la Jeunesse de la 8e CEPAC-Masisi vient de transmettre, ce mardi 10 août, son indignation sur le comportement de l’incriminé.
Dans une lettre adressée au Révérend délégué régional de la 8e CEPAC Goma, la Jeunesse de ladite église présente un portrait sombre suite au comportement païen de leur responsable, le Révérend Hamuli Munihire Limashi.
Les points ci-après font objet de leur indignation :
– Il fait alors plusieurs fois que le Révérend de la 8e CEPAC Masisi a souvent trempé des familiarités avec des femmes d’autrui, chose qui ternie l’image de notre église ;
– Ce Révérend n’a pas besoin d’âmes des fidèles. Beaucoup de pasteurs sont à l’église exclus de leurs fonctions sans motif valable. Et ce, par son esprit conflictuel que pacificateur ;
– La dissipation des biens de l’église pour des fins qui lui sont propres, ceci ne peut ne pas nous frissonner ;
– Il se fait ennemi de tous, et s’attaque surtout aux origines des autres, une forme de népotisme qui ne dit pas son nom ;
C’est ce que peut-on lire dans ledit document partagé à la rédaction de CongoProfond.net, mardi 10 août.
Par ailleurs, d’autres sources font savoir que le Révérend et la femme violée seraient entrain de comparaître à l’auditorat de Goma.
En outre, d’autres sources rapportent que les enseignants de l’école primaire et secondaire de ladite structure chrétienne venaient également de parapher un recours exigeant ici le refoulement du Révérend incriminé.
Pour rappel, ce mauvais vent est loin de dire son dernier mot au sein de cette église qui semble dorénavant diviser ses propres fidèles.
Toutes les tentatives pour atteindre le pasteur incriminé et avoir son son de cloche, se sont avérées vaines. Dossier à suivre.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa sous les eaux : le premier baptême de 2026 vire au test grandeur nature pour la gouvernance urbaine
La ville de Kinshasa a vécu un véritable choc climatique après les pluies diluviennes qui se sont abattues dans l’après-midi du mercredi 14 janvier et la matinée du jeudi 15 janvier 2026. En l’espace de quelques heures, la capitale congolaise s’est transformée en un immense déluge, avec des avenues, des ronds-points et des artères stratégiques métamorphosés en cours d’eau. Fait marquant et inquiétant : ce sont les communes du centre-ville, censées incarner la vitrine et la “beauté” de Kinshasa, qui ont été parmi les plus sévèrement touchées.
Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent une ville paralysée, où l’eau envahit routes, trottoirs et habitations. À certains endroits, le spectacle donnait l’impression que le fleuve Congo avait quitté son lit pour traverser les communes phares de la capitale. La circulation a été fortement perturbée, des commerces ont subi des dégâts matériels et plusieurs axes sont devenus impraticables, accentuant le sentiment de chaos urbain. Si aucune perte en vies humaines n’a été signalée – un soulagement notable – les dégâts matériels, eux, sont considérables, notamment sur les voiries déjà fragilisées.

Ce premier grand épisode pluvieux de l’année 2026 apparaît ainsi comme un baptême brutal pour la ville et, surtout, pour les autorités urbaines. Il interpelle directement le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, appelé à piloter la capitale face à des défis structurels bien connus. Comment expliquer que Kinshasa, et particulièrement ses communes centrales, se retrouvent inondées à ce point après quelques heures de pluie ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que les inondations ne sont plus des faits exceptionnels mais un phénomène récurrent.
Cet épisode relance également le débat sur l’efficacité des nombreux projets annoncés pour la modernisation de la capitale, notamment ceux visant l’assainissement et la gestion des eaux pluviales. Entre slogans, programmes ambitieux et chantiers annoncés, l’impact réel sur le terrain peine à convaincre une population confrontée, année après année, aux mêmes scénarios : routes dégradées, caniveaux bouchés, absence de drainage efficace et urbanisation anarchique. À cela s’ajoutent déjà les problèmes chroniques d’embouteillages et d’infrastructures défaillantes.

Au-delà des dégâts visibles, c’est aussi l’image de Kinshasa qui est en jeu. Les vidéos de rues transformées en fleuves circulent bien au-delà des frontières, projetant l’image d’une capitale vulnérable et mal préparée face aux intempéries. Aujourd’hui, la population et les médias ne réclament plus des promesses ou une multiplication de projets sans effets tangibles, mais des solutions concrètes, durables et visibles. Ce premier “baptême de pluie” de 2026 sonne comme un avertissement : sans réponses structurelles urgentes, Kinshasa continuera de sombrer sous les eaux à chaque saison pluvieuse.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
