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CENI/Rémunération des agents temporaires : Toujours pas de décaissement des fonds par le Gouvernement
La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) reste bloquée et continue à attendre le décaissement des fonds, de la part du Gouvernement de la République, pour libérer les salaires des agents temporaires ayant presté à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs (RFE) 2023.
C’est ce qui ressort de l’entretien qui a eu lieu, le vendredi 24 mars 2023, au siège de la CENI à Kinshasa-Gombe, entre les représentants des agents temporaires et les autorités de la CENI.
Il s’agit, en effet, des conseillers techniques provinciaux (CTpro), des conseillers techniques territoriaux (CTT) et des membres des centres d’inscription (MCI).
Ces derniers, rassemblés à près d’une trentaine le vendredi 24 Mars 2023, au niveau de la Gare centrale de Kinshasa pour une marche pacifique, ont trouvé un dispositif policier important auquel ils étaient incapables de faire face et qui leur a fait changer d’avis.
C’est ainsi qu’à la place de la marche, les manifestants n’ont eu d’autre choix que d’engager des pourparlers avec les autorités, qui avaient accepté de ne recevoir qu’une délégation composée de trois personnes, à savoir : Junior Lukau, Shimi Ngalaso et Rose Magwamboa.
Du côté des autorités, il y avait le Rapporteur adjoint chargé de la formation, le Directeur du cabinet du Président Kadima, le Directeur du cabinet du Vice-Président, ainsi que le conseiller principal du rapporteur.
L’occasion était alors donnée aux représentants des CTpro, CTT et MCI d’exposer leurs problèmes qui sont : les difficultés rencontrées par les MCI sur terrain, le paiement de leurs salaires du deuxième mois, ainsi que de 15 jours de la période de récupération et des contentieux.
Aussi, ces représentants des agents temporaires, ont-ils stigmatisé le silence des autorités de la centrale électorale sur la prétendue paie annoncée par le communiqué de presse diffusé le soir du mercredi 22 mars dernier, attribué au Secrétaire Exécutif National et rendant la situation encore plus confuse.
Au sujet de la paie, il a été noté qu’au niveau des agents payeurs, le travail d’harmonisation des listes était déjà fait et pour les autorités de la centrale électorale, c’est le décaissement des fonds par le Gouvernement, pour débuter l’opération de la paie, qui pose problème.
Notons, à ce sujet, que le Président Kadima avait déjà indiqué à travers les médias, il y a de cela un mois passé, que la CENI était en situation difficile sur le plan financier, car depuis octobre 2022, elle n’a jamais reçu le financement du Gouvernement.
Tout ce que le Gouvernement a donné jusqu’en septembre 2022, était épuisé, a-t-il déclaré.
Les agents temporaires doivent continuer à prendre leur mal en patience, car la situation est bloquée au niveau du trésor public.
Jules KISEMA KINKATU/ CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
