Actualité
CENI : Lancement de la feuille de route électorale 2025-2029 pour renforcer la démocratie en RDC
Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a annoncé aujourd’hui la publication officielle de la feuille de route pour le processus électoral 2025-2029. Cette déclaration a eu lieu lors d’une allocution marquante, soulignant l’importance cruciale de ce moment pour la démocratie en République Démocratique du Congo.
Dans son discours, Kadima a affirmé que cette feuille de route constitue une boussole pour l’avenir, un outil de planification qui vise à garantir la transparence et l’efficacité des actions électorales. Il a rappelé que la CENI, qui a débuté son mandat en octobre 2021, a fait face à de nombreux défis, notamment un calendrier serré qui a transformé le processus électoral en un sprint.
«Notre pays avance sur le chemin exigeant de la démocratie, semé de défis mais porteur d’espoir et de progrès », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité d’éviter les erreurs du passé, notamment le report des élections de 2016 à 2018, qui a laissé des cicatrices profondes dans le paysage politique congolais.
La feuille de route publiée aujourd’hui est conçue pour prévenir l’impréparation, permettant ainsi à toutes les parties prenantes de s’organiser efficacement. Cela inclut des mesures pour renforcer l’inclusivité, notamment pour les personnes vivant avec un handicap et les Congolais résidant à l’étranger.
Kadima a également mis en avant les avancées réalisées lors des élections de 2023, qui ont été marquées par l’inclusion de plus de 100 000 candidatures et une transparence accrue, sans interruptions d’internet ni fraudes significatives. Il a souligné que la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote a renforcé la confiance du public dans le processus électoral.
Cependant, il a également mis en lumière les défis persistants, notamment les problèmes de sécurité dans l’Est du pays, les défis logistiques liés à l’immensité du territoire national, ainsi que les besoins de financement constants.
En conclusion, le Président de la CENI a appelé toutes les parties prenantes à s’approprier cette feuille de route, la qualifiant de « contrat collectif » et un symbole de l’engagement continu de la RDC en faveur de la démocratie. Il a encouragé un dialogue ouvert et inclusif pour garantir des élections encore plus crédibles et apaisées.
La CENI se prépare maintenant à établir un calendrier électoral basé sur cette feuille de route, tout en invitant les contributions et suggestions pour son enrichissement.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
