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Ce samedi 12 juin: Journée de solidarité nationale « Pasi na yo, Pasi na ngai… » pour compatir avec les victimes de Nyirangongo

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A la suite de l’appel lancé par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi TSHILOMBO, pour le soutien des populations de Goma et Nyirangongo à la suite de l’éruption volcanique  survenue samedi 22 mai dernier, le gouvernement central annonce l’organisation, ce samedi 12 juin 2021, de la journée de Solidarité nationale afin de compatir et d’assister toutes les victimes de cette situation.

D’après, le ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga, cette journée aura pour thème : »Pasi na yo, Pasi na ngai et Pasi na bino ».

« Cette catastrophe naturelle inattendue a pris tout le monde de court, et a perturbé le processus de la mise en œuvre de l’état de siège dans la ville de Goma. Elle a jeté sur les routes des milliers des gens à cause de l’insécurité créée par le volcan. Un nombre impressionnant des femmes, enfants, jeunes et vieux a du abandonner leurs maisons pour aller vers Sake et vers le Rwanda. Plus de 500.000 personnes déplacées, sinistrées sont donc en errance sur les routes de Sake, Rutshuru, Minova, Butembo et Beni. Elles n’ont ni eau potable, ni nourriture, ni abris, ni médicaments pour leurs premiers soins. Cette poussée subite des laves a eu pour effet, l’arrêt de l’ensemble des activités administratives, économiques, scolaires et Champêtres dans cette partie de la République Démocratique du Congo en proie, depuis des décennies, aux guerres récurrentes et conflits armées à géométrie variable », a déploré Modeste Mutinga lors de la conférence de presse tenue à Kinshasa mardi 01 juin 2021.

Face à cette situation, a-t-il noté, il faudra soutenir les victimes de l’éruption volcanique.

« Nous devons compatir aux malheurs des nôtres, en faisant montre de notre solidarité légendaire. En souscrivant à cet appel, nous lançons ce message de solidarité à nos compatriotes victimes de l’éruption du volcan Nyiragongo et nous leur disons : « Pasi na yo… pasi na nga , pasi na bino … Pasi na biso » « , a lancé Modeste Mutinga dans son communication.

Et de poursuivre :  » Nous devons absolument aider les victimes du volcan Nyiragongo à reconstruire leurs logements surtout ceux qui ont vu leurs maisons partir en fumée lors du passage des laves. Nous devons approvisionner les populations déplacées ainsi que celles restées à Goma, en vivres, en eau potable, en couvertures, en draps, en vêtements, en matelas, en produits pharmaceutiques et autres ustensiles de ménage. Nous devons construire des latrines et aménager un environnement aux conditions d’hygiène requises. Nous devons enfin, apporter, chacun d’entre nous, dans la mesure du possible, une aide de quelque nature que ce soit, pour soulager les souffrances de nos compatriotes ».

Pour être de commun accord avec le reste du pays, le numéro Un des actions humanitaires et solidarité nationale Modeste Mutinga a fait savoir que cette campagne à Kinshasa sera également relayée dans les 25 autres provinces de la République Démocratique du Congo.

Pour rappel, l’éruption volcanique du Nyiragongo survenue en date du samedi 22 mai dernier a causé des dégâts énormes. D’après le bilan fait au niveau local, l’on note un nombre impressionnant de femmes, enfants, jeunes et vieux ont dû abandonner leurs maisons pour aller vers Sake et vers le Rwanda.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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