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Ce lundi, la justice administrative à l’honneur à Kinshasa avec le nouvel ouvrage de Maurice Kale-Nzongele
Dans la soirée du lundi 23 février 2026, la ville s’apprête à accueillir une rencontre intellectuelle importante autour du droit administratif. À 17 h 00, au Silikin Village (auditorium-campus), le professeur Maurice Kale-Nzongele présentera officiellement son nouvel ouvrage juridique consacré au contentieux administratif en RDC. Cet événement réunira juristes, universitaires, journalistes, étudiants et professionnels du droit autour d’un débat structuré sur les évolutions récentes de la justice administrative congolaise.

Une contribution essentielle sur le contentieux administratif
Le livre, intitulé « Le nouveau visage du contentieux administratif en RDC : juridictions, procédures d’urgence et règlements alternatifs », propose une analyse approfondie des mécanismes juridiques de l’administration publique dans le pays.
Il aborde notamment :
– Le rôle des juridictions administratives dans la protection des droits des citoyens ;
– Les procédures d’urgence permettant de répondre rapidement à des violations contestées ;
– Les modes alternatifs de règlement des conflits, de plus en plus utilisés pour désengorger les tribunaux.
Cette publication ambitionne de faire le point sur les instruments juridiques disponibles face aux défis contemporains du droit administratif en RDC, un sujet d’importance pour les praticiens comme pour les décideurs.
Qui est Maurice Kale-Nzongele ?
Maurice Kale-Nzongele est docteur en droit public, avocat et enseignant à l’Université de Kisangani, où il mène des recherches sur des sujets sensibles comme la migration, l’environnement et les droits fondamentaux.
Son parcours universitaire s’est distingué par une thèse de doctorat en droit public, soutenue avec mention « grande distinction » à l’Université de Kisangani. Cette thèse, axée sur le changement climatique et la migration de masse, portait une étude originale sur le statut juridique des éleveurs nomades Mbororo en RDC, une problématique complexe à l’intersection du droit international, du droit des migrations et des droits humains.
Avant d’être reconnu comme universitaire, il était également avocat inscrit au barreau de la province de la Tshopo, consolidant ainsi sa double expertise académique et pratique du droit.
Une voix engagée dans le débat public
Au-delà de ses recherches, Maurice Kale-Nzongele s’est fait entendre dans plusieurs débats publics sur les enjeux juridiques nationaux, notamment en matière de justice pénale ou de droits fondamentaux. Son point de vue analytique est souvent sollicité dans des publications ou par des médias spécialisés sur les évolutions du cadre juridique congolais.
Un moment d’échanges et de réflexions
La présentation du 23 février comprendra une séance de dédicace et d’échanges avec l’auteur. Cette formule vise à favoriser un dialogue direct entre Maurice Kale-Nzongele et les participants, offrant l’occasion d’approfondir les idées développées dans l’ouvrage et de répondre aux questions des lecteurs, juristes ou étudiants présents.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
