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Carnage à Djugu: 58 déplacés dont 18 enfants massacrés, la Société civile de l’Ituri décrète 3 jours de deuil !
Des miliciens de la CODECO, une force négative opérant dans le territoire de Djugu à l’Est du pays, ont attaqué et tué dans la nuit du mardi à ce mercredi 02 février 2022 plus de 55 civils et blessés plus de 40 autres.
La nouvelle attaque, la deuxième contre un site de déplacés en espace de 3 mois en Djugu, a ciblé le site de Savo-Plaine à plus ou moins 3 kilomètres de Bule, dans la chefferie des Bahema Badjere.
« C’était à partir de 21h. Ils ont tué 58 personnes et il y a 40 blessés. 4 de blessés sont décédés à l’hôpital pour faire un total de 58 morts », explique Richard Tsura, président des jeunes de Bule, qui poursuit par ailleurs que la communauté victime exige d’abord l’arrivée du gouverneur de province avant tout enterrement.
La Société civile, coordination provinciale, qui regrette que le degré de violence ait atteint l’inimaginable en province de l’Ituri, laisse entendre que 18 parmi les victimes sont des enfants.
Tout en déplorant le faible effectif de l’armée aux voisinages des camps des déplacés, cette structure citoyenne patronnée par Dieudonné Lossa décrète trois jours de deuil à dater de ce jeudi 3 février 2022. Par ailleurs, elle appelle le Président de la République, le ministre de la Défense et le chef d’état-major de l’armée à venir en Ituri pour évaluer la situation sécuritaire et procéder au relèvement des troupes ayant passé beaucoup de temps dans la zone.
Pour sa part, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri, qualifie l’acte d’inhumain de s’attaquer à une population civile, qui n’a aucun moyen de défense.
« C’est une pire folie et de la lâcheté de la part de l’ennemi en s’attaquant aux déplacés », dit-il.
Il a toutefois rassuré que les forces de défense et de sécurité ne se laisseront pas décourager par ces actes barbares dans leur mission de rétablissement de l’ordre dans cette entité avant de conclure que « c’est inacceptable qu’un Iturien tue un fils Iturien ».
Tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes, le Caucus des parlementaires de l’Ituri, réunie d’urgence à Kinshasa, appelle notamment à l’inscription de CODECO sur la liste noire de l’ONU.
Pour rappel, ce unième cas de massacre, intervient après celui du site de déplacés de Drodro, il y a 3 mois, où 30 civils déplacés ont été abattus atrocement.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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Assemblée nationale/Commission « Droits de l’homme »: Les députés galvanisent Guillaume Ngefa pour accélérer les réformes judiciaires
Dans une atmosphère empreinte de respect et de coopération institutionnelle, les députés nationaux, membres de la Commission « Droits de l’homme » de l’Assemblée nationale de la RDC, ont salué le parcours et l’engagement du Ministre d’État en charge de la Justice, mettant en avant son rôle clé dans la promotion des droits humains et la réforme du système judiciaire en République démocratique du Congo.

Un hommage solennel au cœur de l’Assemblée nationale
Réunis en séance officielle de la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, les élus ont tenu à honorer le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Prenant la parole, le rapporteur de l’Assemblée nationale a dressé un portrait élogieux de cette figure institutionnelle, le qualifiant de « militant des droits de l’homme au sens primaire du terme ».
Au-delà de ses compétences juridiques reconnues, c’est surtout son engagement constant en faveur de la dignité humaine qui a été mis en lumière. Une carrière marquée par la rigueur, mais aussi par une sensibilité humaniste forgée sur le terrain.
Un diplomate aguerri au service des droits humains
Les intervenants ont souligné le parcours international du Ministre, le décrivant comme « un diplomate des droits de l’homme présent sur tous les fronts ». De la Côte d’Ivoire au Mali, en passant par le Sénégal, son implication dans des contextes de crise a contribué à renforcer son expertise en matière de justice et de stabilisation institutionnelle.
Pour les parlementaires, cette expérience constitue un atout majeur dans la conduite des réformes judiciaires en RDC, dans un contexte où l’État de droit demeure une priorité nationale.
Le député national Boris Mbuku, président de cette commission, a également salué le travail du patron de la justice congolaise.
Une nomination stratégique saluée par les élus
Les députés ont également salué la clairvoyance du Chef de l’État dans le choix de cette personnalité pour diriger le ministère de la Justice. Ils estiment que cette nomination s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire congolais.
Cette reconnaissance s’accompagne d’un appel à une collaboration accrue entre les pouvoirs législatif et exécutif, condition essentielle pour accélérer les réformes attendues par la population.
Vers une coopération renforcée pour des réformes concrètes
La rencontre a permis de consolider les relations entre l’Assemblée nationale et le ministère de la Justice. « L’Assemblée nationale est derrière lui pour l’encourager », a affirmé Jacque Ndjoli, mettant en avant la disponibilité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus.
Cette synergie institutionnelle laisse entrevoir une accélération des réformes législatives, avec pour objectif une justice plus équitable, transparente et accessible à tous les citoyens congolais.
Un symbole fort pour l’État de droit
La séance s’est clôturée sur un geste symbolique de salutation, illustrant la volonté commune de renforcer l’État de droit en République démocratique du Congo. Un signal fort envoyé tant aux institutions qu’à la population, dans un contexte où la justice demeure un pilier essentiel de la démocratie.
Tchèques Bukasa & Winnie Dina Muanvuwa (Stagiaire UCC)
