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CAN 2019/Objectif : « Quand les joueurs sont de ce niveau-là , qu’est ce qu’on peut se donner comme objectif ? » (Florent Ibenge)

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Qualifiés pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Égypte 2019, les léopards de la République démocratique du Congo ne connaissent pas jusque-là avec quels objectifs ils se rendront au pays des pharaons.

Puisque jusqu’à présent, le sélectionneur n’a pas encore de contrat, d’où la difficulté de savoir quels seront les objectifs assignés par ce dernier, si jamais il arrivait à décrocher un nouveau contrat à la tête du staff technique de notre onze national.

Des joueurs à l’entraîneur en passant par l’État congolais, chacun donne ses objectifs qui jusque-là ne sont pas semblables.

Au cours d’une longue interview accordée le dimanche 07 avril dernier à notre confrère Thierry Kambundi de la Radio Top Congo, le sélectionneur principal des léopards a estimé que c’est difficile d’aller gagner cette CAN égyptienne puisque ses joueurs ne sont pas de haut niveau :

« Normalement, ce n’est pas l’entraîneur qui donne les objectifs. On donne des objectifs à l’entraîneur, mais des objectifs réalistes. Nos joueurs sont […] ; quand les joueurs sont de ce niveau-là qu’est ce qu’on peut se donner comme objectif ? Il ne faut pas mettre une pression pour rien, on y va pour faire le mieux possible. » A déclaré Jean Florent Ibenge

À entendre parler Florent Ibenge, les sportifs avertis disent que le sélectionneur national de la RDC a déjà fait savoir que la RDC ne gagnera pas cette CAN puisqu’il n’a pas les joueurs de haut niveau. Alors que sur les mêmes ondes de la radio Top Congo, le secrétaire général aux sports et loisirs, Barthélémy Okito a parlé au nom de l’Etat que le staff technique des léopards va d’ici peu signer un contrat avec pour d’objectif principal de gagner la CAN :

« Nous devons couvrir pendant le quatre mois, si on gagne la coupe, on peut ajouter, mais c’est un contrat d’objectif qu’il va signer. L’objectif principal, c’est d’aller prendre la coupe. Nous, nous voulons la coupe. Quand on vous donne cet objectif, vous devez tenir compte de ça dans votre sélection  » a conclu le secrétaire général aux sports.

 

Les réactions ne sont pas seulement de deux personnalités cités ci-haut, juste après la qualification de cette équipe nationale congolaise devant le Liberia, le 24 mars dernier (1-0), l’attaquant vedette de la RDC Cedric Bakambu s’est confié chez nos amis de CANAL + où il a aussi donné ses objectifs pour cette CAN :

“On ira avec beaucoup d’ambitions. Il ne faut pas se cacher, pourquoi pas le titre. On joue une compétition pour être le meilleur. On y va pour gagner… C’est clair qu’on a un bon potentiel offensif. On peut marquer à tout moment. C’est ce qui fait notre force. Mais il faut qu’on travaille encore plus justement pour la CAN. On n’est bien armés… on a vécu pas mal de choses ensemble. Je pense que cette CAN (Égypte 2019 NDLR… ) peut être en quelque sorte, la CAN de révélation pour notre génération” a dit Cédric Bakambu

Dans la même logique, le capitaine de cette sélection congolaise, Youssouf Mulumbu s’est aussi confié de la même façon que son coéquipier :

“La RDC ira avec des ambitions élevées puisque la dernière CAN, on a très bien figuré. Maintenant, il va falloir travailler parce qu’on a vu que c’était dur. Puis on ira comme favoris et on verra comment ça va se passer pour nous.”

S’il faut analyser tous ces propos, c’est donc paradoxal puisque les avis sont contraires et les congolais restent jusque-là perplexes pour cette CAN qui ouvrira ses portes le 21 juins 2019 au Caire en Égypte.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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