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CADECO : une passation de pouvoir transformée en exécution publique

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Pourquoi tant de haine contre l’excellence ? Comment peut-on laisser des détourneurs avérés de deniers publics qui ont été sanctionnés par la DG Juliette Mbambu Mughole avec des preuves matérielles accablantes assassiner une success story congolaise parce qu’ils ont été réintégrés sur ordre formel de l’autorité de tutelle ? Le lynchage de Juliette Mbambu Mughole est inadmissible.

Ce devait être un moment de transition apaisée. Après avoir ressuscité la CADECO – jadis cadavre institutionnel – en une entreprise viable, Juliette Mbambu Mughole passait le flambeau à un successeur issu de la BCDC-Equity RDC Monsieur Célestin Mukeba Muntuabu. Preuve de son succès : l’ancienne gouverneure de la Banque Centrale du Congo Madame Kabedi Malangu a accepté d’en devenir PCA.

Mais non. À la place, un spectacle écœurant : un ancien PCA sans mandat Jean-Pierre Dikoma, sorti de nulle part, s’est arrogé le droit de déclarer en public : « J’avais promis de virer la DG et le DGA. Je l’ai fait. » Son objectif étant de réaliser le crime parfait consistant à détruire celle qui a réussi. Comme si la CADECO était son fief, comme si le Président de la République n’existait pas. Où est passée la décence ?

Juliette Mbambu Mughole a accompli l’impossible : redresser une institution moribonde, au point qu’elle attire aujourd’hui les requins et faire de la CADECO un symbole de bonne gouvernance, avant qu’on ne la transforme en butin de guerre. Pourtant, au lieu de reconnaissance, elle a droit à des déclarations humiliantes en pleine passation qui a dû être délocalisée du siège social au ministère du Portefeuille.

Nommée DGA à l’Institut des Musées Nationaux – poste honorable, mais qui ressemble à une mise au placard et une relégation symbolique, elle est victime d’un acharnement calculé, comme si son crime était d’avoir trop bien fait son travail. Pourquoi tant de haine contre l’excellence ? La CADECO a toujours été une proie des appétits politico-financiers. C’était une sorte de caisse noire de la République.

Derrière cette mascarade, une vérité crue. La CADECO vaut désormais de l’or. Sa résurrection en fait une cible pour les prédateurs. Juliette Mbambu Mughole gênait. Trop intègre ? Trop compétente ? Trop indépendante ? Le message lancé par ceux qui ont organisé ce spectacle révulsant est clair : « Ici, on récompense non le mérite, mais la docilité. Ce sont les détourneurs qui font la loi »

La RDC peut-elle encore sauver ses meilleurs éléments ? Juliette Mbambu Mughole mérite des honneurs, pas un lâchage en règle. Elle a le mérite de transformer en or tout ce qu’elle touche. Les chiffres ne mentent pas. C’est elle qui a réalisé 92% d’audits qui ont abouti à la sanction des détourneurs. Son cas pose une question brutale : Quel avenir pour un pays où ceux qui bâtissent sont piétinés par ceux qui convoitent ?

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Hervé Claude Batukonke mise sur l’industrie locale : Le FPI évalue les champions industriels du Haut-Katanga

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Le Fonds de Promotion de l’Industrie poursuit sa stratégie de transformation économique par l’appui aux industries locales. En mission dans le Haut-Katanga, le Directeur Général du FPI, Hervé Claude Batukonke, a conduit une importante délégation chargée d’évaluer la viabilité, la rentabilité et l’impact socio-économique des projets financés par l’institution.

MES, symbole d’une industrialisation qui réduit les importations

Première étape de cette tournée : le groupe Mining Engineering Services (MES), devenu l’un des exemples les plus illustratifs de la montée en puissance de l’industrie congolaise.

Le consortium regroupe plusieurs filiales spécialisées dans divers secteurs stratégiques : construction des sites miniers, fabrication de plaques métalliques, câbles électriques moyenne et haute tension, matériaux de construction, boissons sucrées, eau minérale, détergents et emballages industriels. Tous les produits du groupe disposent d’une certification ISO, gage de conformité aux standards internationaux.

Grâce à l’appui du FPI, cette structure contribue progressivement à modifier le modèle économique congolais. La RDC, longtemps dépendante des importations, commence désormais à produire localement et à exporter certains biens manufacturés. Une évolution qui améliore progressivement la balance commerciale nationale.

Plus de 1.500 emplois créés en cinq ans

Depuis son implantation, MES a généré 1 566 emplois directs et indirects. Pour Hervé Claude Batukonke, cette performance doit impérativement s’accompagner du respect des normes sociales et fiscales.

Le DG du FPI a insisté sur la nécessité d’offrir des emplois décents aux travailleurs congolais tout en honorant les obligations fiscales, notamment le paiement régulier de la Taxe de Promotion de l’Industrie.

Le groupe MES, qui a déjà remboursé 56 % des crédits obtenus auprès du FPI, sollicite aujourd’hui un financement complémentaire pour étendre ses activités. Une demande que le patron du FPI a soumise à une analyse approfondie avant toute décision.

PREMIDIS, STEELCO, Swista : Le FPI accélère la diversification industrielle

La mission du FPI s’est également poursuivie dans plusieurs autres unités industrielles du Haut-Katanga. La délégation a visité le projet PREMIDIS, actif dans les boissons gazeuses et les produits cosmétiques, l’usine Swista, ainsi que Bags and Sacks, spécialisée dans les emballages miniers et de ciment.

La société STEELCO, qui fabrique des lingots d’étain, des barres de fer et des tôles, a également reçu la visite du DG du FPI.

À travers cette tournée, Hervé Claude Batukonke entend renforcer une vision claire : soutenir des industries capables de créer de la valeur ajoutée locale, tout en imposant une culture de remboursement rigoureux des crédits publics et du respect des obligations fiscales.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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