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Butembo : Plus de 6 600 cas de grippe et 4 450 de fièvre enregistrés, faute de lavage des mains

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À l’occasion de la Journée mondiale du lavage des mains, célébrée ce mercredi 15 octobre, les autorités sanitaires et hydrauliques de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des maladies liées au manque d’hygiène.

 

Lors d’une activité organisée dans la salle Eden River, le service urbain de l’Énergie et des Ressources hydrauliques a réuni plusieurs acteurs du secteur de l’eau afin de sensibiliser la population à l’importance du lavage régulier des mains, une pratique essentielle pour prévenir les maladies hydriques.

 

> « Nous devons être rigoureux dans la pratique du lavage des mains afin de nous protéger contre les maladies des mains sales. Il existe cinq moments clés pour le faire : avant de manger, avant la cuisson, avant d’éplucher les aliments, après les toilettes, et après avoir changé le linge du bébé ou avant de l’allaiter », a déclaré Alexandre Kitsa, chef de bureau urbain de l’Énergie et des Ressources hydrauliques.

 

 

 

De son côté, Dieudonné Vahamwiti, technicien en développement rural dans la zone de santé de Butembo, a présenté des statistiques préoccupantes enregistrées entre janvier et octobre 2025.

Selon lui, la zone de santé fait face à une hausse significative des maladies liées à la mauvaise hygiène des mains :

 

Grippe : 6 604 cas

 

Fièvre typhoïde : 4 450 cas

 

Mpox (variole du singe) : 11 cas

 

Anthrax : 5 cas

 

Diarrhée sanglante : 3 cas

 

 

> « Toutes ces pathologies sont directement liées au contact avec des surfaces contaminées et à l’absence de lavage régulier des mains », a-t-il expliqué.

 

 

 

Les participants ont par ailleurs soulevé la problématique d’accès à l’eau potable dans la ville de Butembo, un défi majeur attribué à la REGIDESO, qui complique davantage la mise en pratique de l’hygiène des mains.

 

Instituée en 2008, la Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée cette année sous le thème :

 

> « Devenez un héros du lavage des mains ».

 

 

Dalmond Ndungo / CongoProfond.net

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Kinshasa : Un policier abattu à Masina, un militaire de la Garde Républicaine devant la justice

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Une audience publique s’est tenue ce mardi 10 mars 2026 à Kinshasa dans l’affaire du décès du policier Ngetadidi Juslain, connu sous le surnom de « Me Rouge ». L’agent avait été tué le 14 février 2026 alors qu’il était en service au sous-commissariat Révolution, situé dans la commune de Kimbanseke.

Le principal prévenu dans ce dossier est Kaseba Katembwe, un militaire appartenant à la Garde Républicaine, poursuivi notamment pour meurtre.

Une affaire liée au vol présumé d’une moto

D’après les éléments présentés par la partie civile, les faits remonteraient au 13 février 2026. Ce jour-là, l’accusé aurait participé au vol d’une moto en compagnie de son ami Félicien Itani, également militaire.

Le lendemain, 14 février, ce dernier aurait été arrêté par les policiers du sous-commissariat Révolution et placé au cachot.

Une altercation qui tourne au drame

Toujours selon la partie civile, Kaseba Katembwe se serait ensuite rendu au poste de police afin d’exiger la libération immédiate de son ami. Une vive altercation aurait alors éclaté avec le policier Ngetadidi Juslain.

Au cours de cet échange tendu, le militaire aurait sorti son arme et tiré à bout portant sur l’agent, avant de procéder à la libération de son ami détenu.

Une tentative de manipulation de l’information

Après les faits, les deux hommes auraient transporté la victime vers l’hôpital Sino-Congolais. Parallèlement, ils auraient diffusé une information erronée présentant le policier comme un criminel, selon les déclarations rapportées par la partie civile.

Un suspect arrêté, un autre toujours recherché

Arrêté le 17 février pour meurtre et vol de moto, Kaseba Katembwe aurait été formellement reconnu par le plaignant du vol de moto. Ce dernier a expliqué devant le tribunal les circonstances dans lesquelles les deux militaires lui auraient ravi son engin. Quant à son présumé complice Félicien Itani, il serait actuellement porté disparu. Le tribunal a exigé sa comparution afin d’éclairer davantage les circonstances de cette affaire.

L’instruction se poursuit et le dossier reste en examen devant la justice.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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