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Butembo : L’ACMPROBENNE en marche pacifique pour dénoncer les tracasseries militaires et exiger réparation pour un de ses membres
L’Association des Chauffeurs, Manutentionnaires et Propriétaires des Bennes (ACMPROBENNE) est descendue dans la rue ce mercredi 15 octobre à Butembo, à travers une marche pacifique destinée à dénoncer les tracasseries militaires dont ses membres sont régulièrement victimes.
Ce mouvement intervient après l’agression du chauffeur Joël Maziwa, attaqué le dimanche 12 octobre dernier par un militaire des FARDC à la barrière d’Isale-Bulambo, en chefferie des Bashu. Selon l’association, le chauffeur aurait été violemment battu pour avoir refusé de verser 2 000 francs congolais à ce militaire et se trouve actuellement entre la vie et la mort.
Partis du pont Sinohydro, au sud de la ville, les manifestants ont emprunté plusieurs artères de Butembo, passant notamment par l’auditorat militaire de garnison, avant de chuter à la mairie, où ils ont déposé leur mémorandum.
Outre la dénonciation des tracasseries, les membres de l’ACMPROBENNE exigent que la victime obtienne réparation et que les militaires et Wazalendo ne soient plus affectés aux barrières routières, souvent transformées en postes de perception illégale d’argent.
> « Nous avons organisé cette marche à la suite de l’agression de notre chauffeur, frappé parce qu’il n’avait pas donné 2 000 francs à un militaire à la barrière d’Isale-Bulambo. Nous demandons le retrait de tous les militaires postés aux barrières de Kyambogho, Kangote, et dans les chefferies des Bashu et Baswagha. Nous réclamons aussi que notre membre soit dédommagé, car il lutte entre la vie et la mort », a déclaré Georges Kanamungoya, président de l’association.
Leur mémorandum a été réceptionné au nom de l’autorité urbaine par M. Jean-Bosco Kighanda, préposé à l’état civil à la mairie de Butembo. Celui-ci a salué la discipline des manifestants et les a rassurés que leurs revendications seront transmises à qui de droit, promettant une suite favorable.
Les membres de l’ACMPROBENNE se sont réjouis de cette réponse, tout en avertissant qu’ils pourraient passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait dans les prochains jours.
La marche s’est déroulée dans le calme et sans incident majeur.
Dalmond Ndungo / CongoProfond.net
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Kinshasa : Un policier abattu à Masina, un militaire de la Garde Républicaine devant la justice
Une audience publique s’est tenue ce mardi 10 mars 2026 à Kinshasa dans l’affaire du décès du policier Ngetadidi Juslain, connu sous le surnom de « Me Rouge ». L’agent avait été tué le 14 février 2026 alors qu’il était en service au sous-commissariat Révolution, situé dans la commune de Kimbanseke.
Le principal prévenu dans ce dossier est Kaseba Katembwe, un militaire appartenant à la Garde Républicaine, poursuivi notamment pour meurtre.

Une affaire liée au vol présumé d’une moto
D’après les éléments présentés par la partie civile, les faits remonteraient au 13 février 2026. Ce jour-là, l’accusé aurait participé au vol d’une moto en compagnie de son ami Félicien Itani, également militaire.
Le lendemain, 14 février, ce dernier aurait été arrêté par les policiers du sous-commissariat Révolution et placé au cachot.
Une altercation qui tourne au drame
Toujours selon la partie civile, Kaseba Katembwe se serait ensuite rendu au poste de police afin d’exiger la libération immédiate de son ami. Une vive altercation aurait alors éclaté avec le policier Ngetadidi Juslain.
Au cours de cet échange tendu, le militaire aurait sorti son arme et tiré à bout portant sur l’agent, avant de procéder à la libération de son ami détenu.
Une tentative de manipulation de l’information
Après les faits, les deux hommes auraient transporté la victime vers l’hôpital Sino-Congolais. Parallèlement, ils auraient diffusé une information erronée présentant le policier comme un criminel, selon les déclarations rapportées par la partie civile.
Un suspect arrêté, un autre toujours recherché

Arrêté le 17 février pour meurtre et vol de moto, Kaseba Katembwe aurait été formellement reconnu par le plaignant du vol de moto. Ce dernier a expliqué devant le tribunal les circonstances dans lesquelles les deux militaires lui auraient ravi son engin. Quant à son présumé complice Félicien Itani, il serait actuellement porté disparu. Le tribunal a exigé sa comparution afin d’éclairer davantage les circonstances de cette affaire.
L’instruction se poursuit et le dossier reste en examen devant la justice.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
