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Butembo: Les journalistes appelés à bien aborder les questions de crise humanitaire pour le bien de la communauté
Deuxième jour, ce mercredi 26 juin 2024 à Butembo, au Nord-kivu, de la formation des journalistes sur le journalisme sensible au conflit, au genre et sur les techniques de production des reportages de qualité. Pour ce jour, les participants ont bénéficié des connaissances sur le rôle des journalistes dans la résolution des conflits, le journalisme dans la crise humanitaire et enfin, la désinformation dans la communauté, le rôle du journaliste.
En ce qui concerne le module sur le journalisme dans une crise humanitaire, le Chef de Travaux Umbo Salama, enseignant en Science de l’information et de la Communication, a indiqué que notre pays en général et cette partie du pays, en particulier, traverse plusieurs crises humanitaires de différentes manières dont les catastrophes naturelles avec les inondations, le déplacement de la population avec l’insécurité et d’autres conflits armés, crise de Ebola, de Covid-19 et autres. « C’est pourquoi, il fallait expliquer aux professionnels des médias comment ils peuvent diffuser les informations pour aider la population à se prendre à charge, comment elle peut chercher à résoudre ses problèmes« , a-t-il fait savoir. Voilà pourquoi, cet enseignant à commencer par faire comprendre aux participants, ce que c’est une crise humanitaire qui affecte les habitants dans une zone et qui ne le permet pas à se développer. Aussi, les journalistes on été mis au parfum d’une information humanitaire qui doit aider la population à chercher des réponses à leurs préoccupations, à prendre conscience de ce qui se passe dans son environnement et aussi à prendre des décisions. À ce moment là, le journaliste informe, éduque et, au même moment, mène aussi des plaidoyers pour que les gens interviennent, voler au secours de la population pour sortir de la crise, a-t-il expliqué.
C’est dans ce sens que pendant la crise humanitaire, Umbo Salama demande au chevalier de la plume à chercher l’information qui doit aider la population.
Il conseille aux journalistes dans le domaine humanitaire, d’abord, de parler: » de ce qui peut être sauvé avant de ceux qui sont morts, c’est-à-dire s’il ya des blessés, s’il y a des personnes déplacées, des personnes affectées, des survivants; C’est par là qu’il doit commencer parce que ce sont ces gens qui peuvent être sauvés, ce sont ceux qui peuvent aider à enterrer ces morts« .
Le chevalier de la plume doit aussi aider la population à comprendre les causes et les conséquences de la crise qu’elle est en train de traverser ainsi que ses répercutions dans la société sans oublier les démarches mises en place pour lutter contre cette situation.
L’orientation et les modalités d’aide humanitaire des victimes dans une crise humanitaire est nécessaire dans une crise humanitaire mais aussi le journaliste ne peut s’en passer et il doit parler de leur résilience, estime-t-il.
Par ailleurs, le CT Umbo Salama a, au finish, demandé aux Organisations humanitaires de rendre accessible leurs informations aux journalistes, car ce sont elles qui en bénéficient pour bien mener leur action sur terrain.
Précisons que cette formation se clôture ce jeudi 27 juin 2024.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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De la rue au chantier : A Kaniama Kasese, les ex-Kuluna construisent un hôpital d’exception
Kaniama Kasese franchit une nouvelle étape dans sa transformation avec l’implantation de l’hôpital Mama Denise Nyakeru-Tshisekedi, une infrastructure moderne qui vient compléter son modèle basé sur l’agriculture et la formation.

Construit sur instruction du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, cet établissement de santé incarne une vision de développement intégrée, où la production s’accompagne désormais d’une prise en charge efficace du bien-être humain.
Doté de 85 lits, dont trois chambres VIP, l’hôpital propose une offre de soins complète : maternité, médecine interne, chirurgie et hospitalisation. Son plateau technique de pointe comprend notamment un scanner à 128 coupes, des services modernes de radiologie et d’échographie, ainsi que deux blocs opératoires.
Entièrement digitalisé, l’établissement permet l’interprétation des examens à distance, ouvrant la voie à la télémédecine entre Kaniama Kasese, Kinshasa et même l’étranger.
Construit en un an et demi par d’anciens Kulunas réinsérés, ce projet symbolise également une transformation sociale forte. Supervisé par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, il est désormais ouvert à toute la population.
L’inauguration officielle par le couple présidentiel est attendue dans les prochains jours.
Adonikam Mukendi/Stagiaire UCC
