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Butembo : La DCF/N honore la mémoire d’Enoch Nyamwisi Muvingi et réaffirme son combat, 33 ans après son assassinat

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La Démocratie chrétienne fédéraliste Nyamwisi (DCF/N) a commémoré, ce lundi 5 janvier 2026 à Butembo, le 33ᵉ anniversaire de l’assassinat de son leader historique, Enoch Nyamwisi Muvingi.

Militants du parti, sympathisants, habitants de la ville et membres d’autres formations politiques se sont rassemblés à la permanence de la DCF/N pour rendre hommage à cet homme politique qui a profondément marqué l’histoire de la République démocratique du Congo, en général, et celle du Nord-Kivu, en particulier.

Enoch Nyamwisi, un acteur clé de la libéralisation politique

Surnommé « Monsieur le débat », Enoch Nyamwisi Muvingi est unanimement reconnu pour son courage politique et son engagement en faveur de l’intérêt général.

À l’époque du régime de Mobutu, il s’est illustré par sa dénonciation des dérives du pouvoir et par son rôle déterminant dans la libéralisation de l’espace politique congolais, ayant contribué à l’avènement du multipartisme.

Selon les intervenants, cette lutte pour la justice et la démocratie lui a valu de nombreux ennemis, jusqu’à lui coûter la vie, assassiné pour avoir osé s’attaquer aux intérêts établis.

Un témoignage fort sur son influence nationale

Prenant la parole, Alexis Wasekayo, membre du directoire national de la DCF/N, a souligné l’impact national d’Enoch Nyamwisi : « Il a été abattu parce qu’il a lésé les intérêts de certains. Enoch Nyamwisi est celui qui a su à la fois déstabiliser et influencer le pouvoir dictatorial de Mobutu. À une époque où le MPR régnait sans partage, il a convaincu Mobutu, dans le contexte international marqué par la Perestroïka, qu’il n’était plus possible de maintenir le statu quo du parti unique. C’est ainsi que le multipartisme a vu le jour. Voilà pourquoi nous disons qu’il est un acteur national. »

Un héritage durable pour Butembo et la communauté nande

Ancien ministre zaïrois de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Enoch Nyamwisi Muvingi a également contribué à l’essor de la ville de Butembo dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation et la communication. Il a, par ailleurs, favorisé l’accès de nombreux cadres de la communauté nande à de hautes fonctions politiques, renforçant ainsi la représentativité de la région sur la scène nationale.

La DCF/N, une école de bonne gouvernance
De son côté, Jeadot Katsuva, secrétaire permanent de la DCF/N ville de Butembo, a insisté sur la volonté du parti de pérenniser la lutte de son leader à travers une gouvernance exemplaire.

« Lorsque les militants de la DCF/N accèdent aux responsabilités, ils laissent de bonnes traces. La manière dont ils ont géré la ville en est la preuve. C’est ainsi que nous perpétuons la lutte de notre leader. La DCF/N est une école de bonne gouvernance et nous y veillons chaque fois que nous accédons à un poste de responsabilité. »

Un assassinat encore en quête de justice

Pour rappel, Enoch Nyamwisi Muvingi, frère de l’actuel président du RCD/KML, Antipas Mbusa Nyamwisi, a été assassiné à Butembo le 5 janvier 1993. Son crime serait lié à une lettre adressée au président Mobutu, dans laquelle il dénonçait l’affairisme de certains militaires déployés dans la région.

33 ans après, la DCF/N affirme que certains auteurs de cet assassinat sont identifiés et que des preuves existent. Le parti dit poursuivre des démarches afin que toutes les personnes impliquées, de près ou de loin, répondent un jour de leurs actes devant la justice.

Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET

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Assemblée nationale/Commission « Droits de l’homme »: Les députés galvanisent Guillaume Ngefa pour accélérer les réformes judiciaires

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Dans une atmosphère empreinte de respect et de coopération institutionnelle, les députés nationaux, membres de la Commission « Droits de l’homme » de l’Assemblée nationale de la RDC, ont salué le parcours et l’engagement du Ministre d’État en charge de la Justice, mettant en avant son rôle clé dans la promotion des droits humains et la réforme du système judiciaire en République démocratique du Congo.

Un hommage solennel au cœur de l’Assemblée nationale

Réunis en séance officielle de la commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, les élus ont tenu à honorer le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Prenant la parole, le rapporteur de l’Assemblée nationale a dressé un portrait élogieux de cette figure institutionnelle, le qualifiant de « militant des droits de l’homme au sens primaire du terme ».

Au-delà de ses compétences juridiques reconnues, c’est surtout son engagement constant en faveur de la dignité humaine qui a été mis en lumière. Une carrière marquée par la rigueur, mais aussi par une sensibilité humaniste forgée sur le terrain.

Un diplomate aguerri au service des droits humains

Les intervenants ont souligné le parcours international du Ministre, le décrivant comme « un diplomate des droits de l’homme présent sur tous les fronts ». De la Côte d’Ivoire au Mali, en passant par le Sénégal, son implication dans des contextes de crise a contribué à renforcer son expertise en matière de justice et de stabilisation institutionnelle.

Pour les parlementaires, cette expérience constitue un atout majeur dans la conduite des réformes judiciaires en RDC, dans un contexte où l’État de droit demeure une priorité nationale.

Le député national Boris Mbuku, président de cette commission, a également salué le travail du patron de la justice congolaise.

Une nomination stratégique saluée par les élus

Les députés ont également salué la clairvoyance du Chef de l’État dans le choix de cette personnalité pour diriger le ministère de la Justice. Ils estiment que cette nomination s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire congolais.

Cette reconnaissance s’accompagne d’un appel à une collaboration accrue entre les pouvoirs législatif et exécutif, condition essentielle pour accélérer les réformes attendues par la population.

Vers une coopération renforcée pour des réformes concrètes

La rencontre a permis de consolider les relations entre l’Assemblée nationale et le ministère de la Justice. « L’Assemblée nationale est derrière lui pour l’encourager », a affirmé Jacque Ndjoli, mettant en avant la disponibilité du Ministre à répondre aux préoccupations des élus.

Cette synergie institutionnelle laisse entrevoir une accélération des réformes législatives, avec pour objectif une justice plus équitable, transparente et accessible à tous les citoyens congolais.

Un symbole fort pour l’État de droit

La séance s’est clôturée sur un geste symbolique de salutation, illustrant la volonté commune de renforcer l’État de droit en République démocratique du Congo. Un signal fort envoyé tant aux institutions qu’à la population, dans un contexte où la justice demeure un pilier essentiel de la démocratie.

Tchèques Bukasa & Winnie Dina Muanvuwa (Stagiaire UCC)

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