Société
Butembo : la commission administrative ad hoc accorde 48 heures aux propriétaires des kiosques pour les évacuer de la voie publique
À Butembo, la commission administrative ad hoc chargée de libérer la voie publique a accordé un délai de 48 heures aux propriétaires de kiosques pour évacuer leurs installations. L’annonce a été faite ce mercredi 8 avril 2026, à l’issue d’une opération de sensibilisation menée sur plusieurs artères de la ville.
Conduisant cette mission, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger a insisté sur le caractère obligatoire de la mesure. « Nous avons sensibilisé tous les tenanciers afin qu’ils enlèvent calmement leurs kiosques sans casse. D’ici 48 heures, ils doivent libérer la voie publique », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine prévient qu’un contrôle sera effectué à l’issue de ce délai. « Le samedi, nous allons redescendre sur terrain. Ceux qui ne se seront pas exécutés verront leurs kiosques évacués de force », a ajouté le responsable de la commission.
Membre de cette structure, le président de la société civile, le révérend pasteur Mathe Sanaane, a indiqué que certains occupants étaient conscients de leur situation, tandis que d’autres ne l’étaient pas. « Dans l’ensemble, ils sont prêts à accompagner l’autorité. Mais pour ceux qui ne sont pas sur l’emprise de l’État, une évaluation sera faite », a-t-il précisé, plaidant pour un accompagnement à la réinstallation.
De leur côté, plusieurs propriétaires de kiosques contestent la décision. L’un d’eux, Vyakuno Victoire, estime le délai insuffisant : « Nos kiosques ne sont pas sur la voie publique. Quarante-huit heures, c’est trop court, et nous ne savons même pas où aller », a-t-il déploré. La sensibilisation a ciblé notamment le boulevard Mgr Kataliko et une partie du boulevard Président de la République.
Dalmond Ndungo
Société
Retour à la mère nourricière : 30 ans après, les anciens du Collège Elikia posent un geste de cœur
L’attachement à leur alma mater demeure intact. Trente ans après l’obtention de leur diplôme d’État, les anciens élèves du Collège Elikia ont posé, vendredi 17 avril 2026, un geste fort de générosité en faveur de leur ancien établissement. À travers une série de dons matériels et de travaux de réhabilitation, ces vétérans ont tenu à exprimer leur gratitude envers l’école qui a contribué à leur formation.
Face à l’état de dégradation progressive de l’établissement, marqué notamment par la vétusté de certaines infrastructures, les anciens ont décidé d’agir. Faute de moyens financiers suffisants pour une réhabilitation complète, la priorité a été accordée à la peinture des salles de classes des finalistes, afin d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus décent et motivant.
Au-delà des infrastructures, ces anciens élèves ont également pensé au développement physique et culturel des apprenants. Des ballons de football ont été remis à l’école, tandis que des ballons de basketball devraient suivre dans les prochains jours. Ils ont également entrepris des démarches pour la réfection du terrain de basket, dans le souci de redynamiser la pratique sportive au sein de l’établissement.
Fidèles à l’adage Mens sana in corpore sano un esprit sain dans un corps sain les anciens ont aussi mis l’accent sur l’éveil intellectuel des élèves. À cet effet, des jeux de Scrabble ont été offerts afin de promouvoir la culture générale, la maîtrise de la langue et l’esprit de réflexion. Leur ambition est également de voir renaître des activités académiques telles que les “Génies en herbe”, qui ont autrefois révélé plusieurs figures de la presse et de la vie politique congolaise.
Malgré des moyens limités, l’impact de cette action reste considérable. Ce geste de cœur témoigne de l’amour profond que ces anciens continuent de porter à leur “mère nourricière” et de leur volonté de contribuer à l’avenir des générations futures du Collège Elikia.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
