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Economie

RDC : André Wameso propose d’utiliser les offrandes et dîmes pour financer les PME, la polémique éclate en ligne !

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Une vidéo devenue virale lors d’une conférence. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. Dans les propos rapportés, il a invité à réfléchir à un mécanisme de soutien économique via les offrandes et dîmes, dans l’objectif de financer les PME.

Selon la séquence relayée, M. Wameso déclare : « Imaginez seulement si les églises donnaient 50 % des offrandes chaque dimanche et de toutes les dîmes qu’elles reçoivent à la fin du mois pour soutenir les PME. Je vous donne juste un petit exemple ce que le pme pourrait bénéficier chaque dimanche, » Il ajoute ensuite : « notre pays et économie s’en trouvent réellement transformés et contribuant à construire l’ouvre deDieu qui est la nature humaine. »

Cependant, l’idée a été mal accueillie par certains internautes, qui estiment que cette proposition peut être interprétée comme une pression sociale ou une logique de coupe des revenus. D’autres réactions vont plus loin : elles indiquent qu’il faudrait, pour contribuer au PME, réduire les salaires des députés, ministres et autres responsables à 50 %.

Aujourd’hui, le débat se poursuit entre ceux qui voient dans cette sortie un appel à la solidarité et au financement de l’économie réelle, et ceux qui dénoncent une approche jugée trop radicale ou difficile à appliquer. En attendant une clarification sur le contexte exact de la déclaration, la viralité de la vidéo continue d’alimenter la discussion nationale autour du financement des PME en RDC.

Désiré Rex Owamba

Actualité

Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque

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À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».

Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation

L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.

Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.

Des accusations jugées infondées par la défense

Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.

Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.

Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.

« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.

Le programme PDL-145T au centre des tensions

Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.

La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.

Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.

Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.

Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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